Werner, le camouflet qui doit alerter Liverpool

PREMIER LEAGUE – Prédestiné à un transfert vers Liverpool, Timo Werner a surpris tout le monde en cédant aux sirènes de Chelsea. L’international allemand a fait le choix de la facilité en rejoignant une équipe destinée à grandir où il aura un rôle prépondérant. Dans le dossier, le fantastique trio offensif des Reds aura davantage été un frein qu’un argument pour le joueur de Leipzig.

Il était promis à Anfield. A Jürgen Klopp. Mais surtout à une place sur le banc de touche. Vous essayez encore de comprendre comment Timo Werner a pu échapper à Liverpool ? Vous avez une partie de la réponse. L’offre démentielle de Chelsea, notamment en termes de salaire (plus de dix millions d’euros à l’année, NDLR), a bien sûr aidé. La visite secrète de Petr Cech et Franck Lampard également. Mais c’est surtout la place que les Reds avaient à lui offrir qui a pesé de tout son poids.

Pourtant, Jürgen Klopp l’a forcément senti venir. De l’avis de nombreux spécialistes du dossier, Timo Werner avait fait de Liverpool sa priorité. Les Reds ont patienté, tenté de débourser moins que la clause prévue avant de se faire doubler. C’est la règle du jeu. Mais la vraie limite des Reds aura donc été de convaincre le jeune Allemand qu’il pourrait être mieux qu’un simple joker de luxe. Et ça n’a pas marché.

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En mars dernier, le serial-buteur allemand dessinait d’ailleurs les contours de sa décision future, laissant entendre que le challenge des Reds n’était pas forcément le plus excitant, sportivement parlant. “En ce moment, dans le foot pro, il y a deux types d’options, avait-il examiné pour Sky Sports. La première est de faire partie d’une équipe comme Liverpool ou Manchester City. Ils ont une super équipe, de super coaches. Mais la question est là : voulez-vous aller dans ce type d’équipe alors que la situation est déjà très compliquée pour chaque joueur ? C’est un point qu’il faut examiner“.

Pépé aussi, avant Sancho ?

Le tout avant de poursuivre : “La seconde est d’aller dans des équipes qui ont besoin de gros changements car elles n’arrivent plus à lutter au plus haut niveau durablement. Pour moi, Manchester United est une de ces équipes“. Visiblement, Chelsea aussi. Car les Blues, offensifs très tôt sur ce marché, ont bien l’intention de renouer avec leur glorieux passé. Et venir embêter Liverpool, référence de Premier League.

On pourrait critiquer l’état d’esprit de l’Allemand, peut-être pas assez armé psychologiquement pour aller déloger le fabuleux trio Salah-Firmino-Mané. Mais son choix répond aussi à une logique simple : pour continuer de grandir, il faut jouer. Or, à Anfield, les voix offensives semblent impénétrables. Nicolas Pépé, un temps annoncé proche de Liverpool l’été dernier, avait aussi préféré rejoindre Arsenal, censé lui garantir davantage de temps de jeu. Et si les supporters des Reds peuvent espérer plus gros, comme la piste menant à Jadon Sancho, les dilemmes risquent d’être similaires.

En réalité, depuis l’avènement du fameux trio, peut-être la référence actuelle offensivement, Jürgen Klopp n’a jamais réussi à trouver son quatrième homme durablement. Le supersub Divock Origi a bien sûr pesé de tout son poids dans le sacre européen des Reds la saison passée. Mais le Belge, 5 buts cette saison, n’est pas encore du grade de Werner. Xherdan Shaqiri, Daniel Sturridge ou Dominic Solanke n’ont pas eu beaucoup plus de réussite. Et le trio a parfois tendance à tirer la langue tant les relais de l’effectif sont limités.

Voilà donc l’autre menace qui plane au-dessus des Reds. La crise du Covid-19 a entamé les caisses. Mais c’est surtout la capacité de Jürgen Klopp à convaincre de nouvelles armes offensives de venir concurrencer son armada qui pose question. Comme quoi, on peut avoir la meilleure attaque au monde mais n’attirer pas grand monde.

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10/06/2020 À 21:21

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