Tournoi des six nations : battue par l’Angleterre, l’Irlande laisse la France seule en tête

Jonny May contre l’Irlande, le 23 février 2020.

Jonny May contre l’Irlande, le 23 février 2020. GLYN KIRK / AFP

L’Angleterre a totalement étouffé l’Irlande pendant quarante minutes pour réduire à néant ses rêves de Grand Chelem, dimanche, lors de la troisième journée d’un Tournoi des six nations, que le XV de la Rose peut encore remporter. Les Anglais se sont imposés de douze points, 24 à 12.

Cette année, le Grand Chelem sera bleu ou ne sera pas, la France restant la seule nation en lice pour cet honneur, après son troisième succès en autant de matches au Pays de Galles samedi (27-23). Mais elle est très loin d’avoir les mains sur le trophée, le France-Irlande de la dernière journée, samedi 14 mars, ayant toutes les chances d’être décisif.

En attendant, ce match a été plein d’enseignements pour les Tricolores, les Anglais leur ayant offert une leçon digne d’un tableau noir sur la façon de dominer l’Irlande.

L’Irlande a souffert

Des leçons qui ne suffiront pas totalement, car ils ne bénéficieront sans doute pas des tergiversations coupables de Johnny Sexton sur le premier essai par George Ford (7-0, 8e minute) ou de la naïveté de Jacob Stockdale, poussé sans ménagement par Eliott Daly sur le deuxième (14-0, 25e), sur deux ballons à suivre dans l’en-but.

Mais le score de 17-0, plus gros écart depuis 18 ans à la pause entre ces deux équipes et la domination territoriale anglaise à la fin du premier acte (67 % contre 33 %) montrent à quel point le XV du Trèfle a souffert.

N’hésitant pas à user de vice (Maro Itodje, au sol, a retenu deux joueurs par le maillot au début de l’action du deuxième essai et Owen Farrell s’est accroché à la jambe de CJ Stander pour l’empêcher de contester un ballon) les hommes d’Eddie Jones ont mis en évidence les limites d’une équipe irlandaise en pleine transition.

Avec un groupe plus dans la continuité et un sélectionneur en poste depuis longtemps, l’Angleterre a surtout profité de son collectif bien rodé, surtout devant.

L’Angleterre toujours en lice pour le titre

C’est donc sans surprise qu’un groupé pénétrant d’école après une touche à cinq mètres, gagné sur une mêlée enfoncée, a envoyé le talonneur remplaçant Luke Cowan-Dickie au-delà de la ligne pour creuser un écart décisif (24-5, 63e). Les hommes d’Andy Farrell, dont c’est la première défaite à la tête de l’Irlande, ont sauvé l’honneur en début de second acte, quand ils sont enfin parvenus à enchaîner des temps de jeu dans les 22 mètres adverses, par Robbie Henshaw (17-5, 50e), puis sur un second dans le temps additionnel (24-12, 82e).

L’Irlande n’aura pas trop de son match contre l’Italie, dans deux semaines, pour se remettre les idées à l’endroit avant son déplacement au Stade de France, tant la faillite a touché tous les secteurs.

Quant aux Anglais, nul doute qu’Eddie Jones n’est pas dupe de la facilité de ce succès qui n’est qu’un trompe-l’œil. Il faudra sans doute montrer plus lors de la réception du Pays de Galles pour espérer rêver encore lors du déplacement final à Rome.

Le Monde avec AFP

Lire la suite sur Le Monde.fr