Tour de France: Prudhomme justifie les nouvelles dates de la Grande Boucle

C’est un Christian Prudhomme visiblement soulagé, qui s’est exprimé ce mercredi. Après l’officialisation du report du Tour de France du 29 août au 20 septembre en raison de la pandémie de Covid-19, le directeur de l’épreuve n’a pas caché sa satisfaction d’avoir pu maintenir l’édition 2020. A des dates différentes certes, mais sur le même parcours.

“J’ai eu au téléphone 49 élus des communes se trouvant sur le parcours du Tour, et tous m’ont dit: ‘Oui, nous serons là’, a expliqué Prudhomme sur France 2. Nous travaillons avec l’État et la famille du cyclisme depuis plusieurs semaines. Le Tour aura lieu deux mois plus tard que d’ordinaire, il n’a jamais eu lieu aussi tard dans l’histoire. Mais il aura lieu.”

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Du temps pour que les coureurs se préparent

Si le mois de septembre a été privilégié, c’est en partie pour s’assurer une marge de sécurité quant à l’évolution de l’épidémie, mais surtout pour mettre les acteurs dans les meilleures conditions. “Il fallait laisser aux coureurs le temps de se préparer, justifie Prudhomme. Il leur faut quatre à six semaines de préparation sur route, ensuite il faut un autre petit mois avec des épreuves de référence comme le Critérium du Dauphiné, qui aura lieu je l’espère, même de manière raccourcie. Il faut que les coureurs puissent s’entrainer avant le Tour.”

Reste encore à savoir si ces derniers pourront être encouragés par les fans au bord des routes de l’Hexagone. “Durant Paris-Nice nous avions limité l’accès au public, rappelle Prudhomme. Là, le Tour est dans quatre mois et demi, on a encore le temps de voir ce qu’il se passe. Ce que je peux confirmer c’est que nous suivrons toutes les recommandations sanitaires. Mais j’espère que nous pourrons vivre plus librement à cette période. (…) Les champions ont besoin d’objectifs, de buts, et ils en ont un désormais. Il y aura peut-être un peu moins de monde sur les routes, notamment en ce qui concerne les supporters étrangers, mais il y aura toujours des sourires. Et c’est ce qui compte. Ce sera le premier grand événement, le phare qui nous permettra de regarder vers l’avenir.”

Un avenir que Julian Alaphilippe, également interrogé par France 2, imagine tout d’un coup plus heureux. “C’est vraiment une super nouvelle, se réjouit le héros français du Tour 2019. On a appris ça hier soir, je ne vous cache pas que c’était une grande joie, je commençais un peu à perdre espoir vu le climat actuel. C’est un élan de motivation, on a une date en tête, et je sais que ça va donner beaucoup de joie aux Français. C’est une bonne chose. (…) On aura beaucoup de motivation après avoir été enfermés aussi longtemps.”

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