Top 14: “Pas la même approche que le foot”, selon le président du syndicat des joueurs

Robins Tchale-Watchou, ce matin l’UNFP, via la voix de son co-président Sylvain Kastendeuch, a demandé l’arrêt de la Ligue 1. Quelle est la position de Provale pour le Top 14 et la Pro D2? Etes-vous sur la même ligne?

Nous n’avons pas la même approche même si je partage l’avis de Sylvain qui dit que l’aspect sanitaire doit être une priorité pour les acteurs et le public. Nous n’avons pas les mêmes incidences et il ne nous reste pas le même nombre de matchs ni le même nombre de compétitions. Au foot, si j’ai bien suivi, ils veulent jouer tous les matchs restants. De notre côté, nous sommes partis dans une potentielle option de jouer les demi-finales et la finale en août. Je partage son avis sur l’aspect santé mais nous n’avons pas les mêmes contraintes sur l’aspect opérationnel.

Vous devez malgré tout vous interroger…

C’est sûr que le contexte impose de nombreuses inconnues et cela pousse très clairement à se dire « et si on arrêtait là et qu’on préparait plutôt la suite? ». Mais chez nous, on ne pourra pas terminer la compétition dans son format initial. On le sait et cela a été acté. Nous sommes dans une approche de sauver les meubles avec des demi-finales et une finale. A la vue des éléments à date, et je dis bien à date, c’est la moins mauvaise des solutions.

Sentez-vous une inquiétude chez les joueurs?

Certains joueurs ont manifesté leur incompréhension sur le plan purement sportif en demandant pourquoi le championnat ne serait pas intégralement gelé. Mais il ne faut pas se mentir, ce choix a été fait uniquement pour une dimension financière qui n’est pas négligeable. On essaie de sauver les meubles et on a fait ce choix pour une incidence financière. Cette crise a une conséquence économique sur notre écosystème.

Mais n’avez-vous pas peur qu’on mette au second plan la santé des joueurs?

Non, je n’ai pas peur car cela n’est pas le cas aujourd’hui que ce soit au sein de la commission médicale, de la commission sportive et du travail que nous effectuons. Il a bien été redit qu’on ne ferait pas ce schéma de demi-finales et finale si cela avait des conséquences sanitaires pour les spectateurs comme pour les joueurs. Nous sommes tous d’accord là-dessus. On a opté pour ce choix car c’est le moindre mal mais les instances et la Ligue ne prendront aucun risque.

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Je suis souvent le premier à râler mais il faut bien dire que l’on travaille étroitement avec la Ligue et les clubs. On sait que les conséquences ne sont pas les moindres. Et on sait pertinemment que pour x raisons, cela ne se fera pas en cas d’incidence sanitaire. Quel que soit le schéma adopté par la Ligue et les clubs, ce sera à l’Etat, aux pouvoirs publics, de décider.

Pour le rugby, un souhait a été exprimé de disputer des phases finales. On espère que les conditions sanitaires le permettront. Si ce n’est pas le cas, malheureusement, ça sera comme ça. La semaine prochaine, on devrait être fixé avec le plan de sortie de confinement sur lequel travaille le Ministère des Sports.

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