Rugby : au terme d’une finale à rebondissements, le Racing plein de regrets en Coupe d’Europe

Le joueur du Racing Hassane Kolingar dévasté après la défaite contre Exeter, samedi 17 octobre, à Bristol.

Encore raté. Pour la troisième fois, le Racing se présentait en finale de Coupe d’Europe, samedi 17 octobre. Et, pour la troisième fois, ils repartent à vide après leur défaite 31-27. Comme à Bilbao, en 2018, où ils menaient à cinq minutes de la fin, les Ciel et Blanc vont longtemps ressasser « les détails » qui font la force d’une équipe. Et qu’un match commence dès le coup d’envoi.

« On a donné des points faciles. On a échoué sur la ligne dans les dernières minutes, c’est le symbole du match. C’est très dur. On n’est pas passé à côté, mais on n’a pas réussi à le faire. C’est le sport du haut niveau, on est tristes », peinait à réaliser à la fin du match le capitaine Henry Chavancy. « Ça s’est joué sur des détails », ajoutait, de son côté, l’ailier Juan Imhoff.

On savait que Exeter était une équipe joueuse et que le Racing s’adapte parfaitement au rythme de son adversaire. En demi-finale, les Racingmen avaient parfaitement géré le match fermé et accroché contre les Saracens. La finale de la Champions Cup a toutefois dépassé toutes les attentes entre deux équipes qui n’ont cessé d’envoyer du jeu et de se répondre du tac au tac.

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Le meilleur et le pire

Dans le huis clos de Bristol, le Racing a montré le pire et le meilleur. Le pire en début de match : les Franciliens, pourtant plus habitués que leurs adversaires à ce niveau de la compétition, ont été complètement dépassés par la fougue anglaise. Les avants anglais ont martyrisé la première ligne du Racing, plusieurs fois fautive et pénalisée. Résultat, deux essais concédés après dix-sept minutes, dans la stupeur la plus totale, et un troisième refusé après une faute de main incompréhensible de Finn Russell.

Les Ciel et Blanc y ont toutefois toujours cru, fidèles à leur capacité de réaction après les coups durs. Ils ont profité des inspirations de Simon Zebo et de leur serial marqueur Juan Imhoff pour revenir dans le match.

Les avants des Chiefs d’Exeter ont fait très mal au Racing.

Ce fut ensuite une partie de ping-pong dans les en-buts : Exeter juste avant la mi-temps par Harry Williams, Simon Zebo de nouveau juste après, Henry Slade dans la foulée d’une interception cadeau pour Exeter, avant que Camille Chat à l’heure de jeu ne remette le Racing à quatre points des Anglais.

Avant que les deux équipes ne se décident à serrer le jeu. La défense du Racing a fini par élever son niveau, à l’image d’une récupération de Virimi Vakatawa après une attaque à 17 temps de jeu. En face, les Anglais se sont accrochés, parfois à la limite de la rupture, comme lorsque Francis a été sanctionné d’un carton jaune pour une faute sur Juan Ihmoff, en bonne position pour aller marquer.

Avec les huit dernières minutes en supériorité numérique, un point à rattraper et la possession dans le camp d’Exeter, le Racing avait toutes les cartes en main. Mais, cette fois, c’est la défense anglaise qui s’est relevée pour contraindre les Francilliens à la faute sur leur ligne après d’interminables temps de jeu. Avant de maîtriser la fin du match et de mettre une dernière pénalité sur la sirène pour remporter leur première coupe d’Europe, à l’issue d’un parcours sans la moindre défaite.

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Le Monde

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Encore raté. Pour la troisième fois, le Racing se présentait en finale de Coupe d’Europe, samedi 17 octobre. Et, pour la troisième fois, ils repartent à vide après leur défaite 31-27. Comme à Bilbao, en 2018, où ils menaient à cinq minutes de la fin, les Ciel et Blanc vont longtemps ressasser « les détails » qui font la force d’une équipe. Et qu’un match commence dès le coup d’envoi.

« On a donné des points faciles. On a échoué sur la ligne dans les dernières minutes, c’est le symbole du match. C’est très dur. On n’est pas passé à côté, mais on n’a pas réussi à le faire. C’est le sport du haut niveau, on est tristes », peinait à réaliser à la fin du match le capitaine Henry Chavancy. « Ça s’est joué sur des détails », ajoutait, de son côté, l’ailier Juan Imhoff.

On savait que Exeter était une équipe joueuse et que le Racing s’adapte parfaitement au rythme de son adversaire. En demi-finale, les Racingmen avaient parfaitement géré le match fermé et accroché contre les Saracens. La finale de la Champions Cup a toutefois dépassé toutes les attentes entre deux équipes qui n’ont cessé d’envoyer du jeu et de se répondre du tac au tac.

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Le meilleur et le pire

Dans le huis clos de Bristol, le Racing a montré le pire et le meilleur. Le pire en début de match : les Franciliens, pourtant plus habitués que leurs adversaires à ce niveau de la compétition, ont été complètement dépassés par la fougue anglaise. Les avants anglais ont martyrisé la première ligne du Racing, plusieurs fois fautive et pénalisée. Résultat, deux essais concédés après dix-sept minutes, dans la stupeur la plus totale, et un troisième refusé après une faute de main incompréhensible de Finn Russell.

Les Ciel et Blanc y ont toutefois toujours cru, fidèles à leur capacité de réaction après les coups durs. Ils ont profité des inspirations de Simon Zebo et de leur serial marqueur Juan Imhoff pour revenir dans le match.

Les avants des Chiefs d’Exeter ont fait très mal au Racing.

Ce fut ensuite une partie de ping-pong dans les en-buts : Exeter juste avant la mi-temps par Harry Williams, Simon Zebo de nouveau juste après, Henry Slade dans la foulée d’une interception cadeau pour Exeter, avant que Camille Chat à l’heure de jeu ne remette le Racing à quatre points des Anglais.

Avant que les deux équipes ne se décident à serrer le jeu. La défense du Racing a fini par élever son niveau, à l’image d’une récupération de Virimi Vakatawa après une attaque à 17 temps de jeu. En face, les Anglais se sont accrochés, parfois à la limite de la rupture, comme lorsque Francis a été sanctionné d’un carton jaune pour une faute sur Juan Ihmoff, en bonne position pour aller marquer.

Avec les huit dernières minutes en supériorité numérique, un point à rattraper et la possession dans le camp d’Exeter, le Racing avait toutes les cartes en main. Mais, cette fois, c’est la défense anglaise qui s’est relevée pour contraindre les Francilliens à la faute sur leur ligne après d’interminables temps de jeu. Avant de maîtriser la fin du match et de mettre une dernière pénalité sur la sirène pour remporter leur première coupe d’Europe, à l’issue d’un parcours sans la moindre défaite.

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