Quartararo, les raisons d’une grosse déconvenue

Pour Fabio Quartararo, la saison du bon et du moins bon a tourné aux montagnes russes. Capable du meilleur – et d’un petit exploit, disons-le – pour troquer une civière contre une pole position, samedi en Aragon, le Français a vécu le pire ce dimanche, payant un mauvais choix par une 18e place qui lui a coûté de précieux points en championnat.

Il y a une semaine, le Français rassurait son monde en démontrant qu’il était capable de sauver les meubles lors des jours sans. Au Mans, “El Diablo” n’avait pas les armes pour accrocher le podium mais il avait fait de la résistance, à la poignée de gaz et au mental, pour maintenir Joan Mir (Suzuki Team) son principal rival pour le titre, derrière lui. Après cela, il avouait “avoir pensé au championnat pour la première fois pendant une course” et se réjouissait d’avoir remporté une “bagarre pour la 9e place qui ressemblait à une lutte pour la victoire.”

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Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) au Grand Prix d’Aragon, le 17 octobre 2020

Crédit: Getty Images

Sept jours plus tard, autre décor, autre scénario. Sur le Motorland, Quartararo ne pouvait penser à rien d’autre qu’à tenter de rester sur sa machine, tant bien que mal. Sur les 23 boucles de l’épreuve, le prodige niçois en a passé 18 à faire de la survie, débordé par tous les autres à l’exception de deux pilotes qui ne rouleront plus en catégorie reine la saison prochaine, Bradley Smith (Aprilia Gresini) et Tito Rabat (Ducati Esponsorama).

Mauvais choix ou mauvais réglages ?

“El Diablo” a vécu la plus grosse déconvenue de sa saison, alors que le Continental Circus vient d’entamer un sprint final de cinq manches jusqu’au baisser de rideau, prévu à Portimão dans un mois. Comment l’expliquer ? Le Français n’a pas souhaité s’exprimer après l’épreuve mais tout porte à croire qu’il a été piégé par son train avant. Après avoir roulé et trouvé son rythme avec un pneu “tendre” tout au long des essais, le Niçois a opté pour le “medium” avant la course, au contraire des deux pilotes Suzuki et de Maverick Viñales (Yamaha Factory).

Rins et Mir ont pu maintenir un rythme constant pour monter sur le podium et “Top Gun” a été capable de remettre un coup de collier en fin de course. Mais ce simple constat ne peut suffire à justifier l’étonnante dégringolade du Français, alors que son coéquipier Franco Morbidelli s’est maintenu dans le groupe de poursuivants avec la même monte pneumatiques que son voisin de box.

De quoi suspecter un autre problème technique, indépendant des choix du pilote de 21 ans ? C’est en tout cas ce qu’il a laissé entendre dans un message posté sur Twitter : “Difficile de comprendre le problème de pression du pneu avant, a-t-il écrit. On ne lâche rien pour la prochaine.” Dans une semaine, lors du deuxième round sur le Motorland, l’attraction française devra remonter la pente.

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