Prospect Draft 2020 : Patrick Williams, homme à tout (bien) faire

  • Caractéristiques individuelles et physiques

Equipe : Florida State Seminoles (Freshman)

Age : 19 ans

Taille : 2m03

Poids :  97kg

Envergure : 208 cm

Poste : Ailier-fort

Comparaison actuelle : OG Anunoby

Patrick Williams, c’est ce type d’athlètes qui auraient pu jouer à l’ensemble des sports majeurs américaines ou presque. Dôté d’un véritable corps de déménageur, il ne manque pas pour autant de vélocité et de mobilité. Au fur et à mesure de la saison, il s’est imposé comme l’un des rouages essentiels de Florida State, avec l’autre prospect des Seminoles, Devin Vassell. Élu meilleur 6e homme de l’ACC (Atlantic Coast Conference), Williams ne brille pas par la grosseur de ses stats mais plutôt par sa polyvalence. Parmi les plus jeunes joueurs de la cuvée (19 ans en août dernier), il n’est peut-être pas le plus en vue des prospects mais pourrait bien créer la surprise le 18 novembre prochain.

  • Qualités : Polyvalence et densité physique

De prime abord, c’est la présence défensive de Patrick Williams qui saute aux yeux. D’ailleurs, des bonds, l’ailier-fort les a multiplié pour protéger l’arceau de son équipe. Pas forcément le meilleur rim protector directement sous le panier (même s’il est capable), il est en revanche redoutable en second rideau ou pour choper son adversaire par derrière. Des qualités couplés de sauts en longueur et en hauteur qui se voient à merveille sur ses alley-oops en attaque. En deux pas, il est capable de passer des pieds dans le corner à sa tête au niveau de l’arceau. Mais attention, Patrick Williams n’est pas le stéréotype du joueur qui se repose uniquement sur ses qualités athlétiques. C’est même plutôt le contraire. S’il est si bon en second rideau, c’est qu’il anticipe les mouvements adverses. Il était parfois, directement charger de s’occuper du porteur de balle adverse. De par sa mobilité, il est capable de suivre un guard et de défendre sans trop se mettre à la faute (1,7 fautes/matchs). Capable de défendre tous les postes ou presque, il peut devenir le capitaine d’une défense. En attaque aussi, sa clairvoyance pour un joueur de son âge est à mettre en avant. Il ne prendra jamais de tirs compliqués, saura exploiter un close-out ou prendre un tir à mi-distance après quelques dribbles si la situation le nécessite. Comme lorsqu’il se retrouve avec le ballon dans les mains, il peut reconnaître (et effectuer) la bonne passe dans le bon timing. Un joueur complet, on vous dit.

  • Défauts : Tir extérieur et arme d’élite

Malgré ce florilège de bons points, Patrick Williams peut s’améliorer sur plusieurs aspects. Et surtout les développer, afin de faire de l’un d’eux, un outil d’élite. Son tir extérieur devra être travailler (32% pour 1,7 tentatives) pour prospérer sur les ailes de la NBA. La mécanique est plutôt propre, bien qu’assez robotique et un tir arrondi. Le pourcentage aux lancers-francs laisse bon espoir (83%). Avec le temps et la répétition, nul doute qu’il gagnera en aisance pour shooter plus rapidement. On l’a assez peu vu ballon en main, malgré quelques flashs comme dit plus haut. Mais il ne sera absolument pas un boulet pour son équipe si on lui file la balle. Il lui manque peut-être une vraie arme sur laquelle s’appuyer en attaque de manière fiable mais l’intérêt premier pour sa draft réside dans son apport défensif.

  • Le meilleur fit : Boston Celtics (14e Choix)

Joueur au profil moderne, Patrick Williams pourrait s’intégrer à merveille dans à peu près n’importe quelle équipe, tant son profil est convoité par l’intégralité des franchises NBA. Boston adore les intérieurs intelligents, capable de switcher et de shooter au besoin. Patrick Williams semble le choix idéal mais il pourrait bien être déjà sélectionné, tant sa côte semble monter. Les Kings (12e choix), avec son nouveau GM Monte McNair, pourrait vouloir ajouter un profil défensif à son équipe, sans mettre à mal la volonté de courir.


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