Portugal : le hacker des « Football Leaks » assigné à résidence

Le hacker Rui Pinto à son arrivée au tribunal de Budapest, le 5 mars 2019.

Le hacker Rui Pinto à son arrivée au tribunal de Budapest, le 5 mars 2019. FERENC ISZA / AFP

Le hacker Rui Pinto, la source des révélations des « Football Leaks » et poursuivi au Portugal pour tentative d’extorsion, est sorti de détention provisoire pour être assigné à résidence, ont annoncé, mercredi 8 avril, ses avocats.

Ce Portugais de 31 ans, arrêté en Hongrie et extradé vers son pays il y a un peu plus d’un an, « est désormais soumis à l’obligation de rester à la maison, combinée à l’interdiction d’accès à internet », selon un communiqué envoyé à l’Agence France-Presse (AFP) par son représentant portugais, Francisco Teixeira da Mota, et son confrère français William Bourdon.

Rui Pinto a « déjà abandonné les locaux de l’établissement pénitentiaire », une annexe du siège de la police judiciaire à Lisbonne, ont-ils précisé. Tout en se félicitant de cette décision, ses avocats ont dit espérer que les autorités judiciaires prendraient d’autres mesures ouvrant la voie à sa « liberté totale ».

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Présenté par ses défenseurs comme un lanceur d’alerte, le hacker doit être jugé pour tentative d’extorsion, pour avoir tenté de faire chanter le fonds d’investissement Doyen Sports et divers délits informatiques liés aux fuites dites « Football Leaks » qu’il a organisées à partir de fin 2015.

Egalement impliqué dans les « Luanda Leaks »

Les révélations des « Football Leaks » ont conduit à l’ouverture de procédures judiciaires en France, en Espagne, en Belgique et en Suisse et restent à ce jour la plus importante fuite d’informations sur les coulisses du ballon rond.

Sur la base d’informations obtenues auprès de ces Etats, la justice a déclenché début mars un vaste coup de filet contre les principaux clubs au Portugal et le super-agent Jorge Mendes, avec des dizaines de perquisitions et de mises en examen en raison de soupçons de fraude fiscale au moment du transfert de joueurs.

En janvier, Rui Pinto a revendiqué être également à l’origine des « Luanda Leaks », une fuite de 715 000 documents compromettants pour la milliardaire angolaise Isabel dos Santos, fille de l’ancien président José Eduardo dos Santos.

Le Monde avec AFP

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