Paris FC: “Il y a des choses plus importantes que des matchs de foot”, estime Koziello

Comment se passe le confinement?

Je suis redescendu chez moi à côté de Cannes auprès de ma famille. Je pense que c’était la bonne décision à prendre, notamment pour des questions d’hygiène et de sécurité. Ici, il y a beaucoup moins de cas de coronavirus qu’à Paris. Ça me permet également de profiter de mes proches. Même si la situation est un peu bizarre et par moment ennuyante, je ne souffre pas trop du confinement contrairement à d’autres. J’ai d’ailleurs une pensée pour ceux qui sont vraiment impactés par la situation.

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Comment s’entretient-on physiquement dans une telle situation?

Le staff nous envoie un programme toutes les semaines. Ça marche plutôt bien. On a des séances variées: cardio, renforcement, étirement etc… C’est assez complet. Ça permet de nous maintenir en forme, même si ça ne remplacera jamais un entraînement classique.

“Des choses beaucoup plus importantes que des matches de foot”

C’est une saison particulière pour vous: vous ne jouez aucun match avec Cologne. Vous êtes prêté cet hiver au Paris FC et vous jouez 6 matches de Ligue 2 avant que la saison ne soit interrompue…

C’est vraiment bizarre, c’est une situation inédite. Et en même temps, nous ne sommes pas les seuls dans ce cas-là. C’est le pays, le monde entier qui est dans cette situation et on est obligés de l’accepter. On se rend compte qu’il y a des choses beaucoup plus importantes que des matches de foot.

Concernant la saison, c’est vrai que c’est frustrant. Je suis venu au Paris FC pour retrouver du temps de jeu, c’est le cas mais j’aurais aimé que cela continue. Mes débuts avec le club étaient corrects mais je peux faire beaucoup plus, apporter plus. Je montais en régime, j’étais de mieux en mieux. Il va falloir se remettre dedans pour terminer la saison, s’il y a une fin de saison.

Pensez-vous que la saison de Ligue 2 doit reprendre?

Honnêtement, je n’en sais rien. Je pense qu’il faudra faire en fonction des décisions qui seront prises tout en haut. Malheureusement, on n’est pas maitre de la situation. Après, si on a la possibilité de terminer la saison, je pense qu’il faut le faire.

Vous êtes prêté par Cologne jusqu’au 30 juin. Si la saison se poursuit au-delà de cette date, allez-vous finir le championnat avec le Paris FC?

Je ne sais pas comment la saison va se terminer, si on pourra faire un avenant au contrat. Tout le monde est dans le flou, même les clubs. Ce sont des questions qui restent encore en suspens mais je pense qu’on aura bientôt les réponses. En tout cas si la saison reprend, j’aimerais la terminer avec le Paris FC.

Votre ancien président à Nice, Jean-Pierre Rivère, a proposé de prendre le temps de finir la saison et débuter la nouvelle en 2021 pour la calquer sur l’année civile. Que pensez-vous de cette proposition?

Je pense que c’est une bonne idée dans la mesure où il y aura une Coupe du Monde en 2022 qui se déroulera en hiver. Dans tous les cas, il va falloir qu’on adapte le calendrier alors pourquoi pas le faire maintenant? C’est intelligent de sa part et plutôt bien pensé. Après je ne sais pas si c’est faisable, il y a pleins de questions qui se posent et nous n’avons pas forcément les réponses.

Si la saison ne devait pas reprendre, quelle serait la meilleure solution pour établir le classement?

Je suis partisan d’un système avec des montés mais sans descente. Cela permettrait de récompenser les équipes qui ont fait une bonne saison sans pénaliser celles qui pourraient se maintenir malgré tout. Je pense que c’est la solution la plus juste.

En Allemagne, les clubs de Bundesliga, dont Cologne, ont retrouvé le chemin de l’entraînement. Le championnat pourrait d’ailleurs reprendre au mois de mai…

J’ai l’impression qu’ils sont mieux organisés que nous face à cette crise. Ils ont plus de moyens, plus de lits de réanimation. Leur confinement était très différent du nôtre. Les commerces ont fermé mais ils commencent à rouvrir progressivement.

Concernant le football, ils ont eu une petite coupure. Ils ont réussi à organiser des entrainements. A Cologne par exemple, ils font des séances par groupe de 8, sans contact et en respectant les distanciations sociales. Pas de duel, juste du ballon et de la course. C’est quand même intéressant de procéder comme cela quand les conditions le permettent. Et ils parlent de reprendre bientôt le championnat, je crois que c’est une bonne chose pour les clubs.

“J’ai peut-être fait l’erreur de partir (à Cologne) pour un directeur sportif qui m’adorait et pas pour un coach”

Vous êtes prêtés au Paris FC mais vous appartenez à Cologne où vous avez vécu deux années très compliquées. Où envisagez-vous la suite de votre carrière?

Je n’ai pas encore vraiment réfléchi à cela mais je vais devoir le faire. J’en discute avec mon père. J’appartiens à Cologne, c’est un club que j’aime énormément et il va falloir que je discute avec le directeur sportif pour voir ce qu’ils souhaitent faire. Je suis encore très concentré sur le Paris FC car c’est cette équipe qui m’a permis de retrouver du temps de jeu.

Rester au Paris FC, c’est une possibilité?

Oui, dans la situation actuelle, je n’écarte aucune possibilité. Je me sens bien ici avec un coach que j’apprécie donc c’est une possibilité. Mais honnêtement pour le moment, je ne me suis pas vraiment posé la question.

En janvier 2018, vous avez quitté Nice où vous vous êtes révélé pour rejoindre Cologne. Comment expliquer vos difficultés pour vous imposer comme titulaire en Allemagne?

J’ai peut-être fait l’erreur de partir pour un directeur sportif qui m’adorait (NDLR : Armin Veh) et pas pour un coach. C’est une expérience, pour mes prochains transferts, j’apporterai plus de crédit au coach plutôt qu’au directeur sportif, c’est d’ailleurs ce que j’ai fait en venant au Paris FC. Les directeurs sportifs sont indispensables dans les clubs mais ce ne sont pas eux qui font l’équipe le week-end.

Quelques blessures m’ont également freiné dans mon élan. Tout cela fait qu’aujourd’hui, j’ai un goût d’inachevé à Cologne.

L’été dernier, INEOS a repris l’OGC Nice avec de nouvelles ambitions. Le club est en train de changer de dimension. Quel regard portez-vous sur ce projet?

Je suis admiratif de la gestion du club mais je n’avais pas de doute en le quittant. Je sais très bien comment il marche. Jean-Pierre Rivère et Julien Fournier prennent les bonnes décisions. Le choix du coach a été bien réfléchi. Ils ont recruté de jeunes joueurs à fort potentiel, c’est bien étudié. Même si certains disent que cela met trop de temps à se mettre en place, je pense que c’est comme cela que le club va progresser. Et je pense que dans l’avenir, l’OGC Nice aura une place centrale dans le football français.

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