Paris 2024: les solutions d’Onesta et Maracineanu pour relancer l’athlétisme français, en crise de résultat

Claude Onesta, le manager de la haute performance au sein de l’Agence nationale du sport, a parlé ce mardi de la situation préoccupante de la Fédération d’athlétisme. Après le flop des JO de Tokyo, un DTN et un directeur de la performance sont recherchés pour impulser un nouvel élan. Avec Paris 2024 dans le viseur.

Il n’a pas caché ses inquiétudes. A l’heure de faire le bilan des JO de Tokyo, Claude Onesta a exprimé sa déception, ce mardi, en compagnie de la ministre des Sports Roxana Maracineanu. Le manager de la haute performance au sein de l’Agence nationale du sport n’est pas satisfait par le bilan français au Japon. Dans la capitale nippone, les Bleus ont décroché 33 médailles, loin des 46 de Rio 2016 et des espérances placées en eux. Dans ce marasme, l’équipe d’athlétisme a particulièrement déçu.

Sur les 150 médailles en jeu dans les différentes épreuves, seul Kevin Mayer a obtenu l’argent en décathlon. De quoi entraîner les départs d’Anne Barrois (DTN) et Florian Rousseau (directeur de la haute performance), qui n’ont pas encore été remplacés. Et mettre André Giraud, le président de la fédération d’athlétisme, dans une position délicate.

“Si on n’a pas de bons candidats, on ne se précipitera pas”

A moins de trois ans des prochains Jeux, Onesta veut faire bouger les lignes rapidement. Pour impulser un nouvel élan. “La réussite de l’athlétisme est un enjeu pour le sport français, rappelle-t-il. Il faut repenser à un système qui a du mal à produire. On ne veut pas trouver un personnage miraculeux ou mettre sous tutelle cette fédération. On veut l’accompagner. Mais c’est compliqué…”

Dans ce souci d’accompagnement, le recrutement d’un nouveau DTN et d’un directeur de la performance est en cours. L’idée est d’installer un duo capable de travailler en étroite collaboration. La procédure de candidature a déjà été repoussée une fois pour le DTN. Elle pourrait l’être à nouveau si elle s’avère infructueuse. “Si on n’a pas de bons candidats, on ne se précipitera pas”, assure Onesta.

“On peut aller chercher des talents à l’étranger”

Cette quête de renforts pourrait amener les instances à regarder hors des frontières hexagonales. La piste d’un dirigeant non français n’est pas écartée. “Bien sûr, sur ces postes, on peut aller chercher des talents à l’étranger, confirme Maracineanu. Le mercato de ces techniciens a commencé. S’il le faut, nous avons les moyens de le faire. On va tout faire pour mettre les bonnes personnes aux bonnes places et accélérer là où on doit accélérer”.

Alexandre Jaquin avec Maureen Lehoux

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