OL: Sylvinho aurait aimé “avoir plus de temps”

Son aventure aura duré un peu plus de quatre mois. En langage footballistique, c’est ce qui s’appelle un flop. Introduit par Juninho, son ami et directeur sportif, Sylvinho n’a pas réussi à imposer sa méthode à l’OL. Après un début de saison catastrophique, le coach brésilien a été remercié en octobre dernier. Et remplacé par Rudi Garcia. Un échec sur lequel le technicien de 46 ans est revenu, six mois après, dans un long entretien accordé à AS. Avec pas mal de regrets. 

“Je garde un bon souvenir de Lyon”

“J’aurais aimé avoir plus de onze matchs à diriger, plus de temps pour faire mon travail, explique le natif de Sao Paulo. Mais c’était une décision du club et je la respecte. Le football est une question de résultats. Je garde un bon souvenir de la relation que j’ai nouée avec les joueurs et de cette opportunité d’avoir entraîné un aussi grand club que Lyon.”

Malgré la désillusion, Sylvinho estime que son choix était pourtant le bon. “Je pensais que l’opportunité de venir à Lyon était idéale. Bien sûr, l’expérience n’a pas été celle que j’attendais, les résultats n’ont pas été à la hauteur. Il y a plusieurs matchs que nous avons perdus de justesse, même contre le PSG, avec un but de Neymar dans les dernières minutes (0-1). Mais je reste serein et je garde confiance en mes capacités. Je vais attendre une autre chance.”

“Prendre le temps de digérer”

Une autre chance que Sylvinho n’entend pas précipiter: “Après une telle expérience, il faut prendre le temps de digérer. Pour faire une autocritique, mûrir et absorber l’apprentissage. Se donner du temps avant de tenter sa chance une deuxième ou une troisième fois.”

Reste à savoir où l’ancien latéral du Barça pourra rebondir. Lui se dit ouvert à tout. Enfin presque. “Je suis Brésilien, si j’ai une offre au Brésil je l’étudierai. Je ne peux pas mépriser mes origines, assure-t-il. Mais j’ai fait pratiquement toute ma carrière en Europe. J’ai un passeport espagnol. J’ai vécu huit ans en Espagne, je vivais à Milan depuis plus de quatre ans avant de venir à Lyon, où ma famille vit toujours. Je parle quatre langues et je suis prêt à relever un défi. Je suis patient et j’irai dans le club qui me donnera les meilleures conditions pour faire mon travail”.

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