OL: le préparateur physique expose les problèmes liés à la non-reprise de la L1

À partir du 8 juin, les joueurs de l’Olympique Lyonnais vont reprendre le chemin de l’entraînement collectif. Conformément aux mesures de la deuxième phase du plan de déconfinement présenté par le gouvernement, les footballeurs professionnels sont autorisés depuis le 2 juin à profiter des installations de leur club. Le staff rhodanien a donc la difficile tâche de remettre en forme ses joueurs après trois mois d’arrêt. “Le fait de ne pas faire comme les autres championnats nous pénalise. (…) On doit réfléchir à la façon de faire au moment de la reprise de l’entraînement”, explique ainsi Paolo Rongoni, préparateur physique de l’OL, dans une interview publiée mercredi sur le site du club.

Malgré la non-reprise définitive de la Ligue 1 2019-2020, les coéquipiers de Memphis Depay vont devoir se mettre en condition pour le retour de la Ligue des champions attendu en août. Il s’agira alors de confirmer, en Italie, la victoire 1-0 obtenue en huitième de finale aller contre la Juventus. Le fidèle lieutenant de Rudi Garcia mise pour cela sur un programme d’entraînement “long et atypique” d’une durée de huit semaines.

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Gare au changement de surface

Paolo Rongoni détaille: “La reprise doit être très progressive. Il faudra du temps pour monter en puissance. Il y aura un premier bloc de travail qui sera très lourd et important. Il faudra ensuite couper pour souffler un peu et repartir sur une deuxième partie qui nous amènera vers une simulation de matchs”. Les rencontres amicales seront donc d’une importance capitale pour l’OL: “On ne pourra retrouver la vitesse d’exécution et les autres réflexes qu’en jouant des matchs. J’ai pris contact avec des collègues venant d’autres sports qui ont l’habitude des longues préparations”.

La reprise devra se faire avec prudence, car les organismes vont devoir se réhabituer à “courir sur de l’herbe et non pas sur un tapis de course ou sur une surface dure comme le béton”. Un changement propice aux blessures, comme l’ont montré les premiers retours de la Bundesliga. “Beaucoup ont aussi passé pas mal de temps assis ou allongé durant cette période de confinement, poursuit Paolo Rongoni. Il y a une perte de coordination et c’est ce qui fait la différence entre un joueur de foot de haut-niveau et un joueur lambda. J’ai eu des retours des autres pays, il y a beaucoup de difficultés les premiers jours, même si les joueurs se sont entretenus. Ils ont perdu tous leurs repères”.

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