Le Top 50 des moments qui ont fait l’Euro : 8e – Espagne, la démonstration ultime

EURO 2020 – Il n’y a pas d’Euro cette année. Pour vous aider à passer le temps et attendre l’édition qui se déroulera à l’été 2021, nous avons décidé de vous concocter un Top 50 des moments qui ont jalonné la grande histoire du Championnat d’Europe des Nations. Dernier volet ce vendredi avec la révélation des 10 plus grands moments de l’histoire de la compétition.

Dès midi, retrouvez le numéro 7 de notre classement !

Euro 2020

ZZ comme Zorro, Balo, héros et bourreau : le Top 50 des moments qui ont fait l’Euro (20-11)

HIER À 22:36

8. L’ultime démonstration
Espagne – Italie : 4-0
Finale – Euro 2012

Un titre pour la légende. Un match pour l’histoire. L’Espagne a laissé une empreinte indélébile sur le football mondial entre 2008 et 2012, le tout magnifié et symbolisé par ce 1er juillet au Stade Olympique de Kiev. Après avoir gagné l’Euro 2008 et la Coupe du monde 2010, la Roja est devenue la première nation à réaliser un triplé Euro – Coupe du monde – Euro, en battant l’Italie en finale. Elle s’offre alors une suprématie unique dans l’histoire du football continental. Mais cette finale contribue aussi à la légende cette équipe redoutable.

Pour parachever ce triplé inédit, l’Espagne pouvait difficilement faire mieux. Dans la nuit ukrainienne, la sélection de Vicente Del Bosque a offert un récital. Une démonstration de force impressionnante. Impuissante, l’Italie n’a pu que courber l’échine. Et rompre violemment pour terminer sur un 4-0 aussi cinglant qu’historique ! Deux buts avant la pause de David Silva et de Jordi Alba. Et deux autres en fin de rencontre par Fernando Torres et Juan Mata pour enfoncer le clou. Jamais une équipe n’a conclu un tournoi international par un tel écart en finale.

Alors que beaucoup promettaient un duel indécis, l’Espagne d’Andres Iniesta, Xavi et Iker Casillas a déroulé son football de bout en bout. Vite devant au score, elle a fait preuve d’un réalisme tranchant pour étouffer une Squadra Azzurra dépassée, malgré quelques opportunités. Et la blessure de Thiago Motta, à peine entré en jeu (57e), n’a fait que réduire à néant les minces espoirs italiens. Contraint de laisser son équipe terminer la rencontre à dix, puisque Cesare Prandelli avait déjà fait ses trois changements, Motta a alors vu l’Italie boire le calice jusqu’à la lie dans une finale à sens unique. Une finale de rêve pour l’Espagne.

9. Wiltord rebouche le champagne
France – Italie : 2-1 (a.p.)
Finale – Euro 2000

Sylvain Wiltord a toujours eu la réputation d’apprécier les soirées tardives. Ce 2 juillet 2000, personne n’est venu lui reprocher cette envie de prolonger le plaisir. Côté français en tout cas. Car pour les Italiens, c’est bien sûr une autre histoire. Pour les amoureux de la Squadra Azzurra, il est l’homme qui a rebouché les bouteilles de champagne et fait rasseoir les Transalpins. À cette fameuse 93e minute d’un temps additionnel qui ne devait en compter que quatre !

Quelques secondes avant, le banc italien est prêt à exulter. Le staff et les remplaçants transalpins sont debout, bras dessus, bras dessous. Et n’attendent qu’une chose : bondir pour savourer enfin leur deuxième championnat d’Europe, qui leur tend les bras grâce au but de Marco Delvecchio (55e). Mais voilà, Sylvain Wiltord, entré à la 58e à la place de Christophe Dugarry, n’a pas envie de s’arrêter là.

Sur un dégagement un peu désespéré de Fabien Barthez, il récupère le ballon après une déviation de la tête de David Trezeguet. Décalé sur la gauche dans la surface, le Bordelais, qui rejoindra Arsenal quelques semaines plus tard, contrôle de la poitrine avant de placer une frappe croisée du gauche qu’Alessandro Nesta et Francesco Toldo ne peuvent stopper. Au grand bonheur de Thierry Henry et de tous les Français, les Italiens peuvent se rasseoir. Ils ne se relèveront pas. Sauvée et revigorée par ce but, la France ira chercher un doublé inédit Mondial-Euro dans cet ordre, grâce à David Trezeguet. Histoire de prolonger le plaisir.

10. Grèce, le casse du siècle
Portugal – Grèce : 0-1
Finale – Euro 2004

Trois coups pour forcer le verrou. Trois coups de crâne. Dont deux du braqueur en chef, Angelos Charisteas. Au Portugal, tout le monde y passe. Les hôtes, forcément, pour gâcher la fête en ouverture. Mais aussi les Français de Zidane, la République tchèque du Ballon d’Or en titre, Pavel Nedved puis, de nouveau, le Portugal pour définitivement pourrir l’ambiance. Avec un tel casse, forcément, difficile de garder le sourire.

Dans cet Euro 2004, la Grèce aura pris les airs d’un OVNI. Un objet non-identifié que personne n’a réussi à déchiffrer. Pourtant, Otto Rehhagel n’a rien inventé. Simplement magnifié un collectif sans star mais travailleur, qui a rencontré sur son chemin une bonne étoile, celle du champion. En arrivant au Portugal, les Hellènes restent sur quatre échecs en qualifications de tournois majeurs (Euro 1996 et 2000, Coupe du Monde 1998 et 2002). Être de la partie en ce mois de juin est déjà un succès en soi. Mais pas une fin. D’entrée, l’Allemand impose un schéma tactique ultra-rigoureux et imperméable. Quand le Portugal se prend les pieds dans le tapis en match d’ouverture (1-2), on pense à un faux-pas. Pareil contre l’Espagne, qui n’arrive pas à se dépêtrer de Charisteas and co. en poules (1-1).

Les quarts de finale, déjà. A trois matches de l’exploit. Rehhagel change son système et préconise un 3-5-2 aux allures de 5-3-2 avec notamment trois centraux pour museler la paire Henry-Trezeguet. Carton total. Devant, il suffira d’une mauvaise anticipation de Lizarazu, d’un centre au cordeau de Zagorákis et d’un coup de casque parfait de Charisteas pour mettre une première fois Zidane à la retraite internationale. En demie, c’est le but en argent de Dellas, de la tête évidemment, qui envoie les Hellènes en finale. La suite ? Vous la connaissez : Charisteas remet ses habits de braqueur, devance la sortie de Ricardo et envoie la Grèce au septième ciel. Le braquage fut parfait. Il n’aura fallu que trois coups pour forcer le verrou. Et réaliser le casse du siècle.

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