Le gouvernement opposé à une dérogation au confinement pour les sportifs professionnels

Une quinzaine d’équipes allemandes de football ont repris l’entraînement.

Une quinzaine d’équipes allemandes de football ont repris l’entraînement. INA FASSBENDER / AFP

Si, en Allemagne, nombre de footballeurs, à l’image de ceux du Bayern Munich lundi 6 avril, ont retrouvé le chemin des terrains pour reprendre l’entraînement, cette perspective n’est pas encore d’actualité en France. Pas plus dans le football que dans d’autres sports, comme le cyclisme.

Pouvoir s’entraîner, même par petits groupes, comme cela a été le cas pour les footballeurs d’une quinzaine d’équipes allemandes, par exemple, « ne correspond pas aujourd’hui aux critères fixés » pour le confinement, a déclaré, mardi sur RMC et BFM-TV, le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran.

Le football français espère toujours pouvoir reprendre et boucler sa saison, l’UEFA ayant pour sa part dit qu’elle aimerait que les championnats nationaux se terminent au plus tard le 3 août. Dans cette perspective, certains ont imaginé un possible retour à l’entraînement pour les équipes de Ligue 1, afin de préparer au plus tôt la reprise des matchs.

« Notre staff dit qu’il faut trois semaines pour préparer l’équipe », a expliqué Gérard Lopez, le propriétaire et président du club de Lille dans un entretien à L’Equipe, mardi, tout en calculant que « si on reprend l’entraînement vers le 25 mai, on peut reprendre le championnat mi-juin, finir la saison le 3 août et enchaîner sur la suivante ».

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« Les situations de confinement sont très différentes selon les pays »

Assouplir dès à présent les contraintes, c’est ce à quoi certains poussent dans le cyclisme. En fin de semaine dernière, Pascal Chanteur, président de l’Union nationale des cyclistes professionnels (UNCP), le syndicat des coureurs, a ainsi plaidé pour qu’autour du 15 avril, « après un mois de confinement, un coureur cycliste puisse être autorisé à sortir pour exercer son métier seul, en respectant les obligations administratives ».

« On ne demande pas à avoir des passe-droits : on demande simplement à être considérés comme des travailleurs, comme tous les autres Français », a-t-il expliqué, soulignant qu’« en Suisse, en Belgique, ils peuvent le faire : les situations de confinement sont très différentes selon les pays ».

« Je comprends les footballeurs et les athlètes, mais cela fait partie des sacrifices demandés à la population. Les sacrifices quotidiens demandés aux Français sont énormes », a reconnu, mardi, Olivier Véran. Relancé sur les conditions actuelles d’entraînement des sportives et sportifs de haut niveau, il a précisé qu’il « en discuterait en collégialité avec la ministre des sports, Roxana Maracineanu. »

Pas d’athlétisme jusque fin juillet

La Fédération française d’athlétisme (FFA) a pour sa part décidé, mardi, de maintenir la suspension des compétitions nationales, en vigueur depuis le 13 mars, jusqu’à fin juillet, tout en espérant organiser une saison « courant d’août à fin octobre ».

« Toutes les compétitions nationales sont suspendues jusqu’à fin juillet. S’il reste envisageable que la sortie du confinement permette une reprise de la pratique sportive avant cette date, un retour trop rapide des compétitions pourrait entraîner un grand nombre de blessures », note la FFA.

Les Championnats de France, prévus à Angers du 19 au 21 juin, sont ainsi reportés mais aucune nouvelle date n’est donnée par la FFA, qui agira selon le maintien ou non des Championnats d’Europe toujours proprammés à Paris du 25 au 30 août.

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