Le duel : Macalou – Mbanda, retours détonants

Sekou Macalou, 25 ans et du talent à revendre, va fêter sa deuxième sélection ce samedi, trois ans après la première. En face, son alter ego Maxime Mbanda, infatigable plaqueur, est titulaire pour la première fois depuis plus d’un an.

C’est l’histoire de deux revenants. Au destin, aux profils et aux caractéristiques différents. Le premier se nomme Sekou Macalou. Le troisième ligne de 25 ans va obtenir sa deuxième sélection, seulement, ce samedi. Trois ans après avoir été capé, en novembre 2015, face au Japon (23-23). C’était à l’Arena du Racing 92 pour la dernière de Guy Novès. Depuis, il y avait eu la virée nocturne d’Edimbourg à l’hiver 2018 et plus rien en Bleu. La vox populi réclamait de longue date son retour en sélection. Voilà leur vœu enfin exaucé. Après un ultime contretemps, le Parisien ayant été blessé en octobre. Sur la pelouse du Stade de France, il sera l’un des joueurs les plus scrutés. De l’autre côté, le revenant se nomme Maxime Mbanda (27 ans, 28 sélections). Le flanker italien n’a plus été aligné dans le XV de départ depuis la Coupe du monde 2019 et un succès devant la Namibie. Entre Steyn, Negri ou encore Polledri, les Transalpins possèdent un joli vivier à ce poste, sans oublier Parisse évidemment. Le joueur des Zebre a dû se contenter de miettes en 2020 : douze et sept minutes pour les deux dernières levées du Tournoi. Les blessures de ses concurrents lui permettent de se montrer à nouveau. Sekou Macalou et Maxime Mbanda : les deux flankers abordent un tournant de leur carrière internationale ce samedi.

Macalou, l’éclair va frapper 

Devant leur écran de télé, tous les suiveurs du Top 14 attendront avec impatience, ce soir, la première accélération ou le premier éclair de Sekou Macalou. Le Parisien figure sans conteste parmi les joueurs les plus spectaculaires du championnat. Lui, le troisième ligne aux statistiques – 21 essais en 78 matchs – et à l’explosivité dignes des meilleurs ailiers : “Macalou,, c’est un profil atypique, décrivait, ce vendredi, dans Midi Olympique, Imanol Harinordoquy. Un troisième ligne qui court aussi vite et dégage autant de puissance, c’est rarissime.” Des qualités et du talent, le Massicois de formation n’en manque pas. Il lui faut maintenant les transposer sur la scène internationale pour devenir une évidence. “Pour moi, il peut même aller au-delà du statut de doublure”, se projette l’ancien numéro 8 international.  Et ce même si le trio Cros-Ollivon-Alldritt paraît installé pour des années. S’il veut marquer des points, le Parisien, un des joueurs les plus doués de sa génération, ne devra pas seulement briller balle en main. “On a noté son évolution notamment dans son jeu défensif, le grattage, les mauls”, vantait récemment Raphaël Ibanez. Que de promesses !

Mbanda, flanker au grand cœur

Au sein d’un équipe transalpine rajeunie, Maxime Mbanda fera figure de cadre ce samedi, du haut de ses 28 sélections, et tentera de mettre son expérience à profit pour mener ses troupes à un exploit. Jusqu’à présent, cette année, le troisième ligne a surtout fait parler de lui pour ses actes extrasportifs. Lors de la première vague de coronavirus, au printemps, le joueur des Zèbre, né d’un père congolais lui-même médecin, s’était porté volontaire comme ambulancier pour la Croix Jaune en Emilie-Romagne, l’une des zones les plus touchées par l’épidémie. Son discours et son engagement avaient alors été relayés dans le monde entier. Le 20 octobre dernier, il a reçu, en récompenses de son action, la médaille de chevalier de l’ordre du Mérite et le diplôme de Chevalier de la République. Un mois après, le Parseman va chercher à rappeler à ses entraîneurs qu’il reste avant tout un troisième ligne de haut niveau capable de bousculer la hiérarchie au poste. Ce flanker costaud est surtout réputé pour ses qualités de plaqueur et de gratteur. S’il ne possède pas le talent balle en main et la vitesse d’un Macalou, il peut être un poison pour les adversaires.

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