L’AC Ajaccio se sent à la place du “cocu” après l’arrêt de la Ligue 2

L’annonce de l’arrêt des championnats, mardi par le Premier ministre Edouard Philippe, fait déjà grincer quelques dents. Notamment en Ligue 2. L’AC Ajaccio, troisième (à un point de Lens, 2e), craint d’être privé de montée en L1 puisque les trois scénarios envisagés par la LFP évoque seulement deux montées.

L’arrêt des compétitions devrait annuler la tenue de barrages d’accession que le club corse était en position de disputer au moment de l’arrêt du championnat à la 28e journée de Ligue 2. Le sort des compétitions sera tranché lors d’une assemblée générale de la LFP au mois de mai. Mais sur l’île de Beauté, on se fait peu d’illusions. 

Alain Orsoni, ancien président du club (2008-2015) et président de la holding Ajaccio Imperial Sport Investissement qui détient le club, s’est étonné de cette décision prise par “Le Havrais”, comme il qualifie Edouard Philippe, ancien maire de la ville normande.

“Si Le Havre était à notre place, il aurait une chance”

“La messe est dite, le Havrais à tranché, a-t-il écrit sur Facebook. Je ne m’étendrai pas sur les raisons sanitaires, on peut comprendre le principe de sécurité mais j’ai du mal à comprendre que ce ne soit pas dangereux pour les élèves et que cela le soit pour les joueurs. Bon maintenant va commencer la foire d’empoigne… Qui monte qui descend? Il y a moult options, ce qui est certain ce que les deux premiers montent. Normal! Quid des barragistes, puisque visiblement il n’y aura pas de barrages. Je crains fort que la place de troisième soit celle du cocu, si Le Havre était à notre place il aurait une chance… Ajaccio, bon on peut toujours rêver. Réponse lors de l’assemblée générale de la LFP, on se prépare. Mais…”

Un long contentieux entre Le Havre et Ajaccio

Ses références au Havre renvoient aux conditions très houleuses dans lesquelles s’était disputé les playoffs entre les deux équipes en mai 2018. Ce jour-là, le club corse s’était qualifié pour le barrage d’accession face à Toulouse en battant Le Havre (2-2, 5 tab 3) après de nombreux débordements. Le bus normand avait été caillassé à son arrivée au stade, quatre joueurs avaient été expulsés pendant le match et des dirigeants du Havre molestés dans les tribunes. La députée de Seine-Maritime avait aussi déploré des insultes racistes de spectateurs envers les joueurs havrais. Cela avait pris une ampleur politique et suscité l’indignation d’un certain Edouard Philippe, déjà Premier ministre.

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