La reprise, mais pas à n’importe quel prix : Garcia exprime la volonté des coaches

L’idée de faire un don collectif (…) m’avait été soufflée par l’Unecatef (le syndicat des entraîneurs, ndlr), relate Garcia dans les colonnes de nos confrères. Il a fallu récupérer des numéros de téléphone, puis j’ai créé ce groupe, il y a de cela quelques semaines.” Le quotidien précise qu’un don de 120 000 euros à la Fondation de France a été effectué consécutivement. Et depuis ? “On a trouvé intelligent de garder ce groupe pour échanger sur différents sujets.”

Rudi Garcia (Lyon)

Rudi Garcia (Lyon)Getty Images

Le sujet le plus prégnant est celui de l’éventuel reprise des championnats. “Raymond (Domenech, président de l’Unecatef, ndlr) nous a rejoints et il a un petit peu lancé le débat afin de savoir si nous étions favorables au calendrier prévisionnel de la Ligue, avec une reprise prévue le 3 ou le 17 juin“, raconte Garcia. Il précise que dans ce cas de figure, “la saison suivante démarrerait le week-end du 22-23 août.”

“Après deux mois de confinement, jouer tous les trois jours, ce n’est pas raisonnable”

Verdict ? “On s’est aperçu que cela nous ferait jouer tous les trois jours et là-dessus, nous, le coaches, sommes assez unanimes : après deux mois de confinement, jouer tous les trois jours, ce n’est pas envisageable, ce n’est pas raisonnable“, clame le technicien rhodanien. Il estime cela dangereux : “On va au-devant de blessures et de grosses fatigues.”

Rudi Garcia précise qu’il ne plaide pas la cause d’une absence de reprise de la saison. “Je ne sais pas d’où cela sort“, répond-il à l’évocation de cette hypothèse. “On a tous envie de reprendre”, avance-t-il même, se montrant pourtant bien plus évasif au cours de ce même entretient (“On ne s’est pas encore positionnés concrètement pour savoir si on voulait reprendre ou non“). Une seule chose paraît limpide : la question du repos est centrale. “En tout cas, sur le fait de jouer tous les trois jours, répète-t-il, et de ne pas pouvoir donner de vacances aux joueurs, ça ne nous convient pas (…) on veut deux semaines de trêve.” Si Lyon se prépare pour être “en ordre de bataille” le 11 mai, difficile de savoir quand

L’OL “premier témoin” du danger

Garcia n’est pas en mesure de se faire le porte-parole de sa corporation, pour faire une proposition : “Il faut encore qu’on en discute, on s’est dit qu’il fallait attendre le 23 avril : l’UEFA doit donner à ce moment-là un avis un peu plus précis sur la reprise de ses compétitions.” Le temps presse… relativement. “Il faut qu’on accélère un petit peu, qu’on se mette d’accord à la majorité (…) on est comme tout le monde, ce qui nous anime en priorité, c’est la santé. Celle des acteurs comme celle des supporters. Même si, malheureusement, on n’est pas près de les revoir.”

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