Jérémy Ménez estime qu’il aurait pu être “moins con” durant sa carrière

A bientôt 33 ans, Jérémy Ménez n’en a pas encore fini avec le football. Il est revenu en France en septembre dernier pour jouer avec le Paris FC (L2). Dans une interview à France Football, l’international français confie savourer ce retour à un quasi anonymat qu’il apprécie plus que le feu des projecteurs. Le joueur évoque ainsi, son langue de bois, son caractère bien trempé qui lui a collé une mauvaise image, notamment dans la presse.

“Parfois, j’ai été con, avec mon caractère de con”

“Mais j’ai peut-être aussi aidé la presse à être méchante avec moi, reconnait-il. J’aurais pu être un peu plus ouvert, moins con. Parfois, j’ai été con, avec mon caractère de con. Je me suis fermé à des gens alors qui ne m’avaient peut-être pas fait de mal. J’ai horreur de l’injustice et j’ai lu plein de choses fausses sur moi. Mais la presse fait juste son travail, c’est comme ça. Moi, je sais qui je suis. C’est le principal.”

Le joueur formé à Sochaux déplore l’étiquette de bad boy qui l’a suivi tout au long de sa carrière. “Ce n’est pas que ça me saoule, mais ce sont toujours les mêmes choses qui reviennent et qui sont souvent fausses, regrette-t-il. Après, je peux comprendre que, de l’extérieur, on puisse penser que je laisse transparaître des choses. Mais, encore une fois, on juge sans me connaître. (…) Je n’ai pas envie de plaire. J’ai mes enfants qui m’aiment, ma famille qui m’aime, c’est le plus important. Finalement, je m’en fous. Mais peut-être que c’est moi qui ai donné le bâton pour me faire battre. Je ne sais pas.”

A Bordeaux, “j’étais là sans être là”

Il confesse aussi en avoir eu marre du football en 2016 lors de son passage à Bordeaux. “J’étais là sans être là, confie-t-il. J’avais des problèmes dans ma vie privée. Je n’avais plus le goût au travail. J’en avais marre du monde du foot, des gens faux, des mecs qui font semblant d’être amis… Moi, ça, je ne pouvais plus. Mes performances étaient nulles et je perdais mon temps. Mais au bout d’un moment, tu te dis: ‘Éclate-toi, les autres, t’en n’as rien à cirer. Quand tout sera terminé, il sera trop tard.'”

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