“Je veux être numéro 1 mondial” : Norrie ne cache plus ses ambitions

Avec son revers de gaucher rasant à la Adrian Mannarino et son déficit de puissance, il ne paie pas de mine. Mais Cameron Norrie croit en lui, et au haut niveau, c’est une qualité très importante pour réussir. Profitant à merveille des défaillances des têtes d’affiche à Indian Wells, le Britannique a ainsi décroché le premier Masters 1000 de sa carrière, son deuxième titre ATP après Los Cabos un peu plus tôt dans la saison. Et alors qu’il peut désormais espérer disputer le Masters (10e à la Race, il est à 160 points de la 9e place qualificative de Hubert Hurkacz, Rafael Nadal étant forfait), il voit encore plus loin et plus haut.

Dans un entretien publié mardi dans le Telegraph britannique, l’intéressé, qui était 71e au classement ATP au début de l’année, n’y est pas allé par quatre chemins : il compte bien s’installer sur le trône du tennis mondial dans les trois ans. “Je veux devenir numéro 1 mondial, c’est l’objectif ultime. Tout le monde dans mon équipe tire dans le même sens. Clairement, c’est extrêmement difficile à faire et il y a une longue route devant moi. Mais nous nous fixons de grandes attentes et nous allons faire tout notre possible pour les atteindre“, a-t-il confié.

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Pas de grand coup, mais une confiance en soi à toute épreuve

A première vue, on pourrait penser que Norrie s’enflamme dans la foulée de son titre inattendu dans le désert californien. Viser la première place mondiale quand on n’a pas encore atteint la seconde semaine d’un tournoi du Grand Chelem peut paraître loufoque. Mais qui croyait le gaucher britannique capable de se faire une place dans le Top 20 et de jouer six finales (pour deux titres) en 2021 ?

Pas grand-monde, sinon lui qui se voyait bien être “la révélation” de la saison quand l’ATP l’a interrogé en janvier dernier. Et s’il n’a pas de grand coup dans son arsenal, Norrie a bien d’autres qualités à faire valoir. Avec son coach Facundo Lugones, il a notamment développé une endurance au-dessus de la moyenne qui lui permet de tenir la distance à un rythme cardiaque extrêmement élevé de plus de 180 pulsations par minute, et d’être plus lucide que la plupart de ses rivaux dans ces situations extrêmes.

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Quand mon rythme cardiaque est très haut, il semble que je joue encore mieux

J’ai un bon moteur, c’est vrai. Quand mon rythme cardiaque est très haut, il semble que je sois capable de jouer encore mieux, sans faire de mauvais choix. D’une certaine manière, j’arrête de réfléchir pour jouer un tennis plus instinctif. Je ne sais pas exactement comment j’y arrive, mais ça a une grande importance dans mon niveau actuel. Même quand je perds un échange dur, je suis capable de remettre le couvert les deux points suivants, et d’emmener mes adversaires en dehors de leur zone de confort“, a-t-il encore expliqué.

Plus les échanges durent, mieux Norrie arrive à s’exprimer, et il a aussi prouvé qu’il savait s’adapter à différentes surfaces, jouant des finales sur terre à Lyon et Estoril, comme sur le gazon du Queen’s. Mais peut-être que le plus dur arrive désormais pour lui : si certains l’ont sous-estimé jusqu’ici, ce ne sera clairement plus le cas la saison prochaine.

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