“Je veux avoir un impact en NBA”, la grosse ambition de Killian Hayes après sa draft historique

Killian, quelle sensation ressentez-vous après la draft et votre choix en 7e position par Detroit? 

C’est une sensation unique que peu de personnes peuvent ressentir. Ce n’est que du bonheur. Voir ma famille aussi heureuse, tout le monde aussi excité et crié de joie, c’est un moment dont je vais me rappeler toute ma vie. 

Au moment où vous avez entendu votre nom, quel sentiment avez-vous ressenti? 

J’étais content, j’ai souri, j’étais fier de moi, je viens de loin. Quand j’avais 4 ou 6 ans, je jouais juste au basket, et là, je vais aller en NBA. C’est quelque chose de ouf, j’étais vraiment heureux.

Le fait que vous soyez devenu le Français le plus haut drafté de l’histoire, est-ce quelque chose d’important? 

Je ne trouve pas que ce soit important. C’est quelque chose dont je suis fier. Avec Frank Ntilikina (drafté en 8e position en 2017 par les New York Knicks, ndlr), on en avait rigolé un peu. C’est un titre qui est cool à garder mais ce n’était pas mon but d’être le plus haut drafté. 

Il y a deux ans, vous nous aviez dit que vous visiez obligatoirement le Top 8. Êtes-vous dessus d’être un peu bas, finalement? 

Tout ce qu’on a fait – les workout (phase de tests), les entretiens par zoom – était stratégique. Mon agent, Yann (Balikouzou), a bien joué sa carte et avec Detroit, tout s’est très bien passé: les workout, les interviews. C’est là où je voulais aller. Avec Coach Casey (l’entraîneur, Dwane Casey) et le GM Troy (le manager général Troy Weaver), on a vraiment eu une très bonne conversation sur son plan de jeu et ce qu’il voulait faire. franchement, c’était la situation idéale. 

Qu’attend de vous l’entraîneur? 

J’ai plein de choses à prouver toujours. Rien n’est garanti, surtout en NBA mais c’est être le leader de l’équipe. Je suis le meneur donc je dois apporter beaucoup d’énergie en tant que jeune joueur. Faire ce que je sais faire de mieux: créer pour les autres et être un chien en défense.

“L’équipe de France, je n’y pense pas”

Avez-vous discuté avec votre nouveau coéquipier, le Français Seykou Doumbouya, sur les Pistons? 

Oui, je lui ai posé des questions pour savoir comment c’était, comment était la ville. Quand j’ai été drafté, Seykou m’a envoyé un message, je lui ai dit que j’arrivais. C’est cool d’avoir Seykou là-bas. La draft est longue, Detroit a fait plein de trade donc on ne sait pas ce qu’il va se passer. 

Est-ce l’un des plus beaux jours de votre vie? 

C’est un jour très important de ma vie. C’est là où l’un de mes rêves s’est réalisé et que j’ai rejoint la NBA. Aller en NBA, c’était le plus facile et le plus dur, c’est d’y rester et d’avoir un impact. Je suis focus. 

Que vous ont dit vos parents après la draft?

Ils étaient supers fiers, ma mère criait, mon père avait les bras levé. Tout le monde est super content et fier de moi. C’était vraiment une bonne sensation de voir tout le monde si heureux. Ils étaient très contents. 

L’équipe de France devient-il un objectif pour vous, notamment les JO 2024?

Je n’y pense pas et je n’y ai pas pensé récemment. Mon but est d’avoir ma place en NBA. Ce qui arrivera dans quatre ou huit ans, je ne peux pas vraiment donner de réponse. Pour l’instant, mon but, c’est d’avoir un impact en NBA.

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