Isiah Thomas revient sur les derniers échecs des Pistons

Joueur emblématique des Bad Boys version Chuck Daly, Isiah Thomas est toujours une icône à Detroit. Le meneur Hall Famer et douze fois All Star a rapporté les deux premiers titres NBA à la franchise. C’est surtout le style de jeu de cette équipe si particulière qui a construit sa légende. Désormais analyste, Thomas a profité de la pause sportive pour répondre au question du journaliste Rod Beard du Detroit News. Si l’ex champion a adoré les performances de Derrick Rose cette saison, il s’est montré plus réticent sur les décisions prises par l’ancien coach et GM Stan Van Gundy et notamment le recrutement de Blake Griffin :

 

Lorsque vous regardez Chauncey (Billups), Rip (Hamilton) et Sheed (Wallace), aucun d’eux n’a eu autant de succès dans d’autres franchise ou été autant apprécié dans d’autres villes jusqu’à leur arrivée à Detroit. Vous pouvez argumenter que la carrière de Chauncey était sur la pente descendante avant son arrivée à Detroit. Sheed l’était aussi à Portand et Atlanta avant de venir à Detroit. Pourtant ce sont ces types de joueurs que nous voulions pour former une équipe. Plus de trente ans plus tard après les Bad Boys, les gens à travers le pays peuvent encore nommer les huitième, neuvième et dixième hommes de l’équipe. Avec la plupart des autres équipes de la Ligue, vous pouvez nommer seulement une ou deux stars. Nous voulions tous être des individualités, mais nous étions fiers d’être une équipe. Les gens sortent les noms des septième, huitième ou neuvième hommes comme s’ils faisaient partie du 5 Majeur. C’est ce qui est formidable. Avec Van Gundy, qu’essayait-il de construire ? Quelle que soit la culture qu’il essayait d’instaurer, il n’a pas pu la terminer. Blake et Andre Drummond sont tous deux de grands joueurs, mais quelle était la culture, la fondation de cette équipe, qu’ont-ils commencé à bâtir ? Je ne sais même pas quelle était la culture que Van Gundy a dit qu’il était en train de construire puis après de démolir.

 

Pour Isiah Thomas, le projet de Van Gundy manquait clairement d’une identité établie. Le coach a changé plusieurs fois son fusil d’épaule sans réellement construire les fondations de l’équipe. Et le récent départ d’Andre Drummond marque, une nouvelle fois, un changement de cap.

 

Il nous a fallu beaucoup de temps pour construire une culture à Detroit, avec un système et une tradition. Avant de célébrer, vous devez établir quelque chose de commun : une langue, des couleurs ou le drapeau que vous représentez. C’est ce que nous avions construit à Detroit et cela nous a donné une identité. Que vous gagniez ou perdiez, quand vous parlez de la culture Bad Boys, c’est toujours d’actualité, on en parle encore aujourd’hui. Van Gundy est venu et a dit qu’il voulait s’éloigner de cela et construire autre chose. Ce qu’il a essayé de construire puis de démolir n’était pas complet. En tant que joueur talentueux, Drummond est devenu la culture de ce qu’étaient ces Pistons là. Puis, il y a eu de nouveaux changements avec une nouvelle culture. Le chagrin qu’a ressenti Andre Drummond, je le comprends du point de vue du joueur, mais du point de vue organisationnel, il a mené l’équipe à sa situation actuelle. Où en sont-ils maintenant, c’est encore en cours de construction et de réflexion. Cela va être un long chemin.

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