Equipe de France: Le malaise Gourcuff-Ribéry raconté de l’intérieur

Invité ce vendredi de l’émission Rothen Régale sur RMC, François Manardo, ancien chef de presse des Bleus, est revenu sur les conséquences du match de barrage disputé en novembre 2009 par l’équipe de France face à l’Irlande (1-1). Une rencontre qui avait vu les hommes de Raymond Domenech composter leur billet pour le Mondial en Afrique du Sud, mais qui avait laissé des traces au sein du groupe tricolore. Selon Manardo, ce match a notamment accentué la rupture entre Yoann Gourcuff, jugé trop décevant ce soir-là, et une partie de ses coéquipiers, Franck Ribéry en tête.

“Yoann est au top avec Bordeaux à ce moment-là, Raymond Domenech en a fait un titulaire en équipe de France. On l’annonce comme le numéro dix qui va faire encore plus parler de lui dans les années qui viennent. Mais beaucoup de joueurs se trouent sur ce match et Yoann est un peu plus pointé du doigt. On passe pour des trouillards sur ce match, on n’a pas su accepter les duels imposés par les Irlandais. Yoann va cristalliser ces critiques et être pointé du doigt par certains coéquipiers, dont Franck”, s’est-il souvenu, évoquant “une vraie cassure”.

“Yoann avait vraiment deux potes: Lloris et Toulalan”

S’il a démenti l’histoire de la gifle que Ribéry aurait adressé à Gourcuff, il a confirmé les différends profonds entre les deux hommes. “Il n’y avait pas suffisamment de bonnes vibrations dans le groupe pour que ce soit vite réglé. La claque? Ce sont des conneries. Mais Yoann avait vraiment deux potes en ce moment-là et c’est peut-être trop peu par rapport au rôle que voulait lui faire jouer Raymond: Hugo Lloris et Jérémy Toulalan. C’est un homme réservé, un peu timide et sur la retenue. Il était très absent dans le vestiaire”, a souligné Manardo. Pour rappel, en 2010, en pleine Coupe du monde, Ribéry avait été jusqu’à s’inviter sur le plateau de Téléfoot pour balayer les rumeurs évoquant alors une bagarre avec Gourcuff.

Un épisode sur lequel il était revenu il y a deux ans sur Canal+: “Il fallait des coupables. On disait “Il a giflé Gourcuff”, “Il l’a regardé de travers”, “Gourcuff a peur de Ribéry”, … Toute la France a cru à ce problème-là. Pour tout dire, même mes parents m’ont posé cette question. Quand je me suis rendu sur le plateau de Téléfoot, c’était parce que j’étais à bout.”

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