Du fantasme Hamilton à la roue de secours Giovinazzi : qui pour remplacer Vettel en cas de départ ?

SAISON 2021 – Sebastian Vettel et Ferrari se dirigent-ils vers la rupture ? C’est en tout cas ce que peuvent laisser penser les informations dévoilées par la Gazzetta dello Sport. La Scuderia étudierait d’autres pistes. Mais elles n’ont pas toute la même valeur.

Fort heureusement pour lui, la saison de Formule 1 ne devrait pas reprendre avant plusieurs semaines encore. Lui, c’est Sebastian Vettel. Il y a quelques jours,

l’Allemand assurait à l’AFP qu’il y avait “une chance” que l’annonce de sa reconduction chez Ferrari soit officialisée avant le prochain Grand Prix – qui sera disputé on ne sait où, on ne sait quand. Qu’importe.

Car au vu des positions de chacun des deux camps, les négociations pourraient encore durer. D’après les informations de la Gazzetta dello Sport, quotidien italien réputé proche de la Scuderia, le quadruple champion du monde aurait refusé un contrat d’une année supplémentaire divisant son salaire – quelque 40 millions d’euros annuels – par près de 3,5. Soit 12 millions d’euros.

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Si ce n’est pas une invitation à prendre la porte, cela y ressemble beaucoup. Et si elle envisage le remplacement du pilote d’Heppenheim, c’est parce que l’écurie italienne a quelques pistes à explorer. Les voici.

Lewis Hamilton (Mercedes) : Le fantasme

Pourquoi lui ? Rappelons l’évidence. Hamilton est toujours le meilleur pilote du monde et vise désormais un statut encore plus important que celui-ci. “King Lewis” a une volonté intime et profonde de devenir le champion le plus marquant de son sport. L’argument peut être favorable à Ferrari : un titre avec la Scuderia pèserait très lourd dans le curriculum vitae du Britannique.

L’écurie italienne cherche à retrouver un sommet qu’elle n’a plus atteint depuis plus d’une décennie ? Dans un futur proche, aucun autre pilote ne peut l’y mener plus vite que lui. Au-delà du domaine sportif, le “Cavallino Rampante” aurait aussi beaucoup à y gagner commercialement. C’est bien la raison pour laquelle John Elkann, patron du constructeur, aurait personnellement multiplié les rencontres avec Hamilton ces derniers mois.

Pourquoi ça risque de coincer ? Hamilton n’a plus fait le moindre appel du pied depuis la saison dernière, ce qui laisse entendre qu’il avait surtout cherché à mettre toutes les chances de son côté avant d’entamer les négociations avec Mercedes. Les messages qu’il a récemment laissés filtrer ont confirmé un sentiment global : avec le maintien pour deux saisons de plus du règlement technique actuel, qui permet aux Flèches d’Argent de maintenir leur domination, déloger le sextuple champion du monde est utopique.

Daniel Ricciardo (Renault) : Le casse-tête

Pourquoi lui ? La saison 2019 a démontré à quel point il sera difficile, pour Ricciardo, de remettre une Renault sur un podium. La fuite des émoluments de l’Australien a plongé le constructeur au Losange dans le malaise. Avec la crise économique actuelle, elle risque même d’être un frein pour la reconduction de son contrat au-delà de 2020. Dans ce contexte, le pilote de Perth pourrait être le seul “gros poisson” sur le marché.

Au-delà du talent dont il n’a pu véritablement profiter depuis qu’il a quitté Red Bull, Ricciardo a la personnalité et le charisme pour plaire aux Tiffosi. A bientôt 31 ans, “Banana Dan” n’a plus de temps à perdre pour retrouver un baquet dans lequel il pourra de nouveau jouer la gagne. Son transfert chez Ferrari pour remplacer Sebastian Vettel serait aussi une cocasserie : en 2014, chez Red Bull, ses résultats avaient poussé l’Allemand à aller voir ailleurs…

Pourquoi ça risque de coincer ? On n’a jamais senti la Scuderia très intéressée par sa venue, au contraire de celle d’Hamilton par exemple. Cela remettrait en cause la stratégie adoptée depuis plusieurs mois, consistant à faire de Charles Leclerc le numéro un de l’écurie. Au contraire du Britannique, Ricciardo n’a pas le vécu pour entraîner ce chamboulement. Et actuellement, son salaire est deux fois plus élevé que celui du prodige monégasque. Ce qui rend le tout encore plus complexe.

Carlos Sainz (McLaren) : L’opportunité

Pourquoi lui ? Sainz a tout simplement été le “meilleur des autres” en 2019, avec une sixième place au championnat du monde et un total de points quasiment deux fois supérieur à celui de son coéquipier, Lando Norris. Malgré cela, McLaren ne lui offrira jamais les pleins pouvoirs, tant elle compte privilégier le potentiel – sur et en dehors de la piste – de son chouchou britannique, issu de sa filière.

L’Espagnol ne réclame rien d’autre que la reconnaissance des résultats. Il ferait donc le numéro deux idéal chez Ferrari. Se frotter à Leclerc pourrait lui permettre d’exposer sa véritable valeur. Sur le plan du marketing, le fils du double champion du monde des Rallyes a hérité du gigantesque enthousiasme suscité par Fernando Alonso dans son pays natal. L’Espagne est devenue une vraie nation de sports mécaniques.

Pourquoi ça risque de coincer ? Pour l’heure, McLaren a toutes les raisons de conserver Sainz au-delà de la saison 2020. Fiable et rapide, l’Espagnol est le pilote idéal pour poursuivre les progrès de l’écurie de Woking. Lui s’est entièrement consacré au projet, au point de délaisser sa famille pour emménager à Surrey, à quelques kilomètres de l’usine. Délaisser un statut de “numéro un bis” au sein de la prestigieuse écurie britannique pour celui de “numéro deux” chez Ferrari est une décision difficile à prendre.

Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo) : La facilité

Pourquoi lui ? Italien, ancien réserviste Ferrari, pilote d’Alfa Romeo, écurie sur laquelle la Scuderia a énormément de pouvoir… Contractuellement, le transfert d’Antonio Giovinazzi serait une formalité, d’autant que le pilote répète à l’envi qu’il “rêve” de retrouver la “Rossa”. Avec lui, l’écurie s’achèterait la paix, comme Mercedes l’a fait avec Valtteri Bottas. Et mine de rien, elle engagerait un pilote saisonnier local pour la première fois depuis près de 30 ans.

Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo) à Montmelo le 19 février 2020Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo) à Montmelo le 19 février 2020

Antonio Giovinazzi (Alfa Romeo) à Montmelo le 19 février 2020

Crédits Getty Images

Pourquoi ça risque de coincer ? Pour la Scuderia, ce ne serait rien d’autre qu’un aveu de faiblesse, puisque cette piste ressemble plutôt à une roue de secours. A 26 ans, Giovinazzi n’est plus un espoir. En 2019, il a été largement battu par Kimi Räikkönen, certes champion du monde, mais surtout âgé de 40 ans. Il n’a même pas quelques références de jeunesse solides à faire valoir.

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