Dopage: le Conseil d’État valide la suspension provisoire de Calvin

Clémence Calvin déboutée par le Conseil d’État. La plus haute juridiction administrative a rejeté le recours formulé par l’athlète française de 29 ans, qui contestait sa suspension provisoire infligée en avril 2019 par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) pour s’être soustraite à un contrôle antidopage à Marrakech. “Le Conseil d’État juge que les faits à l’origine des deux décisions sont établis et que les suspensions, prises au terme de procédures régulières, sont justifiées”, a notamment fait savoir l’institution dans un communiqué diffusé vendredi après-midi.

Pas de JO ni de championnat d’Europe

La vice-championne d’Europe 2018 du marathon avait ensuite été suspendue quatre ans, comme elle l’avait annoncé en décembre dernier. La vice-championne d’Europe 2018 du marathon sera privée des Jeux olympiques de Tokyo et des championnats d’Europe à Paris l’été prochain, après avoir manqué les Mondiaux 2019 de Doha.

Figure de proue du fond français, Clémence Calvin a fait l’objet d’une procédure de l’AFLD pour s’être soustraite à un contrôle antidopage inopiné, le 27 mars à Marrakech, alors qu’elle se préparait pour le marathon de Paris. Selon l’agence antidopage, Clémence Calvin avait pris la fuite avec l’aide de son mari et entraîneur Samir Dahmani, qui a écopé de la même durée de suspension pour avoir fait obstruction en s’interposant face aux contrôleurs.

Une défense mise à mal par un témoignage

La Française a ensuite toujours réfuté les accusations. Elle a assuré que trois personnes l’avaient abordée dans la rue, sans évoquer un contrôle antidopage, et que l’un d’eux s’était présenté comme un policier exigeant qu’elle les mène à son mari. Elle avait dénoncé son comportement violent, assurant qu’il avait fait tomber son enfant de deux ans en lui prenant le bras sans ménagement. Une équipe de France Télévisions avait toutefois recueilli le témoignage anonyme du gérant de la salle de sport assurant que Clémence Calvin et les contrôleurs y étaient bien passés, ce qui accrédite la version de l’AFLD.

En faisant appel au Conseil d’État, Clémence Calvin disait avoir “confiance en une vraie justice indépendante”, considérant que la commission des sanctions de l’AFLD n’était “ni objective ni impartiale”.

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