Djokovic sur son côté mal-aimé : “C’est juste dû à la grandeur de Federer et Nadal”

Le Vaudois a notamment interrogé le numéro 1 mondial sur le support dont bénéficient souvent Roger Federer et Rafael Nadal lorsqu’il les affronte. “Roger Federer est sans doute le meilleur joueur de tous les temps. C’est le mec qui est aimé à travers le monde (…) dans la plupart des lieux, c’est lui que le public va supporter. Et je suis OK avec ça, parce que c’est Roger. La situation est très similaire avec Rafa [Nadal].”

Ce ne sont pas seulement des grands joueurs (…) Et je fais partie de leur ère

Mais pourquoi Djokovic a-t-il le rôle du troisième homme, et surtout du moins apprécié ? “C’est difficile pour moi de répondre à cette question… Vu sous un angle négatif, c’est le public qui est contre moi. Mais je ne le vois pas comme ça. Je pense que c’est juste dû à la grandeur de Roger Federer et Rafael Nadal.” Une grandeur qui ne se limite pas au terrain, selon Djokovic, qui rivalise quasiment avec ses deux rivaux en nombres de titres en Grand Chelem (17, contre 20 pour Federer et 19 pour Nadal).

Ce ne sont pas seulement des grands joueurs, développe le Djoker. Ils sont très charismatiques, ce sont des mecs humbles et sympathiques. De grands champions qui marquent leur sport. Et je fais partie de leur ère.” Et de conclure dans un sourire, avant de renvoyer la balle au Suisse : “D’un côté, c’est une chance, de l’autre peut-être pas tant que ça…

Je pense que c’est en partie pour ça“, lui a répondu Wawrinka. “Dans un film, il ne peut pas y avoir trois bons mecs. Il faut quelqu’un qui est un peu contre (les deux autres)” a exposé “Stan”. Avant de prendre les précautions d’usage : “Tu vois ce que je veux dire ? Je le dis avec beaucoup de respect“, face à un Djokovic visiblement d’accord quant à son rôle de l’antagoniste.

Vidéo – Rivaux et amis, vraiment ?

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“Je ne sais pas pourquoi tu m’énerves tant !”

Le lauréat de trois tournois du Grand Chelem a également demandé à “Nole” quelle est la défaite qui l’a le plus énervé. La réponse du Serbe était peut-être bien celle qu’il attendait : “L’une d’elles est face à toi, en finale de Roland-Garros 2015. Et l’autre est probablement… encore face à toi, en 2016 à New-York (en finale de l’US Open ndlr). Je ne sais pas pourquoi tu m’énerves tant !

Relancé sur les raisons de cet énervement, Djokovic a estimé “les trajectoires de ces matches (qu’il a perdus en quatre manches) très similaires” : “J’ai bien commencé, j’ai gagné le premier set lors de ces deux rencontres, puis il y a eu plusieurs jeux serrés lors des deuxièmes sets… j’ai laissé passer ma chance et tu la saisis. Tu as atteint un niveau supérieur au mien et tu étais simplement le meilleur joueur.”

Le sentiment de “répéter (son) erreur” est ce qui a déplu au Djoker, dont la réponse s’est donc concentrée sur l’affrontement de Flushing Meadows en 2016. Et concernant sa défaite Porte d’Auteuil, en 2015 ? Elle l’avait privé du Grand Chelem en carrière (exploit qu’il réalisera la saison suivante). “C’est ce type de revers gagnants de ta part, Stan, qui m’a mis en colère“, a plus tard écrit Djokovic, publiant des images de cette rencontre sur son compte Instagram. Décidément the place to be.

Stan Wawrinka et Novak Djokovic, lors de la remise des trophées de Roland-Garros 2015

Stan Wawrinka et Novak Djokovic, lors de la remise des trophées de Roland-Garros 2015Panoramic

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