Djokovic, bon perdant : “Ce qu’a fait Thiem dans le dernier tie-break était juste irréel”

Quand ça ne veut pas… Novak Djokovic a vécu samedi quelque chose qu’il a l’habitude d’infliger à ses plus grands rivaux : un sentiment de déjà-vu. Comme l’an passé, il a bien cru avoir le dernier mot face à Dominic Thiem après un début d’ultime jeu décisif idéal, mais de la même manière, il n’a pas pu endiguer la furia de l’Autrichien, lancé dans une folle remontée. En 2019, il menait 4 points à 1, cette fois son avance était encore plus conséquente à 4-0. Mais rien n’y a fait, le dénouement lui a été contraire.

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Une conclusion d’autant plus dure à digérer qu’il ne s’agissait pas samedi d’un match de poule mais bien d’une demi-finale. Il n’était qu’à quelques encablures de disputer le match dont il rêvait : celui pour un 6e sacre au Masters. Et malgré la frustration, ce qu’il faut bien reconnaître au numéro 1 mondial, c’est la sportivité de sa réaction. “Ce qu’il a fait à partir de 0-4 dans le tie-break du troisième set était juste irréel. Je ne crois pas avoir mal joué. J’ai passé toutes mes premières balles ! Mais il n’a rien raté. Il a frappé quelques slices très courts, des angles… Qu’est-ce que vous pouvez faire ?”, a-t-il observé avec lucidité.

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La différence ? C’est quand tu frappes de toutes tes forces et que tout rentre

Le “Djoker” n’a en effet pas grand-chose à se reprocher. Par rapport à la phase de groupes, il a même élevé de deux voire trois crans son niveau de jeu, comme il sait si bien le faire. C’est surtout dans sa capacité à tenir l’intensité physique imposée par Thiem et dans la constance mentale de sa concentration qu’il a retrouvé les standards de sa saison. Dans le tie-break du deuxième set, on a retrouvé son côté insubmersible pour sauver pas moins de 4 balles de match. Le moment a eu des allures de tournant, Gaël Monfils avait été le dernier malheureux à l’expérimenter à Dubaï en février dernier.

Mais lui qui contrôle si souvent les événements a bien dû se rendre à l’évidence : ils lui ont échappé. Car de l’autre côté du filet, la rage de vaincre était au moins aussi forte. “Ce qui a fait la différence ? C’est quand tu frappes de toutes tes forces et que tout rentre. Parfois, quand tu frappes de toutes tes forces, ça sort. C’est aussi simple que ça. Il a tout bien fait à partir de 0-4. Je ne peux que baisser la tête et lui dire bravo. J’étais dans l’échange à chaque fois, je frappais la balle, je ne la poussais pas. Mais il a été excellent“, a-t-il encore constaté.

La conclusion frustrante d’une excellente mais paradoxale saison

Si un point devait symboliser cet état de faits, ce serait assurément le missile en revers croisé expédié par Thiem pour marquer son 6e point consécutif et obtenir deux nouvelles balles de match. Ce courage, cette faculté de prendre son destin en main, Djokovic les a encore salués en s’adressant directement à son bourreau du jour sur les réseaux sociaux. “Tu as montré du cran et tu as mérité la victoire. C’était un plaisir de t’affronter à nouveau encore. Match fantastique“, a-t-il notamment écrit.

Djokovic n’en est pas moins déçu pour autant. Car cette conclusion frustrante est à l’image d’une saison paradoxale pour lui : un bilan flatteur certes de 41 succès pour 5 petites défaites avec 5 titres au compteur en comptant l’ATP Cup, mais plusieurs échecs dans les événements majeurs de l’année (disqualification à l’US Open, défaite sèche en finale de Roland-Garros et revers en demi-finale du Masters). Dans le tournoi des Maîtres, il ne s’est d’ailleurs plus imposé depuis cinq ans. En 2015, il avait pourtant glané son 4e titre consécutif dans l’épreuve.

Doit-on y voir une tendance nette, celle que la jeunesse prend le pas physiquement et mentalement en fin de saison ? “Ça arrive. Tu ne peux pas gagner à chaque fois. (…) C’est décevant de finir la saison avec une défaite comme ça, mais j’aime la compétition, j’aime voyager. Voyons ce que 2021 nous réserve. On ne peut pas aller en Australie avant janvier, l’intersaison va être un peu plus longue pour tout le monde. On verra après“, a-t-il considéré. Si le record de Roger Federer au Masters lui échappe encore, Djokovic n’en fixe pas moins l’horizon avec la même ambition. Celle de marquer encore un peu plus l’histoire de son sport, et ce dès la saison prochaine.

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