Cyclisme: pourquoi Paris-Roubaix en octobre est une bonne idée

Si le Tour de France a d’ores et déjà été reporté du 29 août au 20 septembre, d’autres monuments du cyclisme victimes de la pandémie de coronavirus sont encore dans l’attente d’une éventuelle reprogrammation. Parmi eux, Paris-Roubaix. La 118e édition classique flandrienne était initialement prévue le 12 avril. Tout porte à croire qu’elle aura lieu cet automne, d’autant que l’organisateur ASO a fait une demande auprès de l’Union cycliste internationale (UCI) pour que le départ ait lieu le 18 octobre, selon les informations de RMC Sport. Une solution logique pour plusieurs raisons.

Placer la course en octobre donne le temps au coureurs et aux équipes de s’organiser. “Un Paris-Roubaix, ça se prépare. Il y a un certain temps de réadaptation”, souligne Daniel Verbrackel, manager général du Vélo Club de Roubaix et de l’équipe professionnelle NRL. Quant à l’hypothèse de mettre la reines des classiques avant le Tour de France, cela constituerait un risque trop important pour les équipes à cause des chutes pouvant faire des absents majeurs pour la Grande Boucle.

Du temps pour peaufiner les pavés

Pour les Amis de Paris-Roubaix, association qui bichonne les secteurs pavés, le début de l’automne est une bonne période pour la course. “Octobre, ça nous paraît être une bonne idée. Ça laisse le temps aux coureurs de faire quelques courses avant”, estime son président François Doulcier, qui espère une “édition pluvieuse” contrairement aux années précédentes. Il précise au passage que la météo est “encore correcte” en octobre.

Ce potentiel calendrier laissera aussi du temps pour peaufiner certains secteurs pavés, estime François Doulcier. “Il y a encore un peu de travail, avec les entreprises de pavage. C’est quasiment fini, mais avec les lycées horticoles et nos bénévoles, on essaiera de finir dans les meilleurs délais”, explique-t-il.

Le Paris Roubaix est donc bien parti pour se dérouler à la mi-octobre, ce qui serait bon signe pour Daniel Verbrackel: “Il y a eu sept années sans Paris-Roubaix, durant les deux Guerres mondiales. Là, c’est une guerre contre un virus. Mais si on peut le faire, ça serait très bien”.

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