Coronavirus: un Français court un marathon… sur son balcon

La période de confinement instaurée en France, afin de limiter la propagation du coronavirus, donne lieu à des initiatives surprenantes. Si les coureurs sont encore autorisés à parcourir quelques kilomètres le temps d’un footing, d’autres ont déjà trouvé une alternative. 

Ce dimanche, Denis Clerc a ainsi expliqué à RMC ce qui le poussait à courir un marathon sans quitter son balcon pendant l’épidémie.

“Je suis confiné avec ma chérie qui est enceinte de sept mois et au bout d’un moment, je tournais en rond en me demandant ce que je pouvais faire pour les autres, a expliqué ce journaliste de France 3 Occitanie (“Zinzin reporter”) bloqué chez lui au micro de RMC. Je me suis dit que j’allais courir un marathon. […] En face, des voisins ont mis un drapeau bleu-blanc-rouge. On me fait des sourires, c’est super et cela permet un peu de sortir du confinement.”

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Courir pour la bonne cause

Aussitôt pensé, aussitôt fait et ce sportif amateur s’est lancé dans son périple. Mieux, cet habitant de Castelnau-Le-Lez, dans le Languedoc-Roussillon, a mis en place un système de cagnotte en ligne. Avec les fonds récoltés, Denis Clerc a prévu de financer l’achat de masques de protection pour le personnel des hôpitaux luttant au quotidien contre le coronavirus.

“Il y a une cagnotte sur ma page Facebook Zinzin Reporter. Je me suis dit pourquoi pas lever des fonds pour fabriquer des masques. On manque de masques de protection et c’est le moyen que j’ai trouvé pour faire quelque chose depuis chez moi, entouré d’immeubles, a encore estimé ce marathonien de balcon. C’est vraiment parce que je me sens inutile où je me trouve. Il y a tellement de personnels de santé qui prennent des risques pour nous, pareils pour des journalistes, les pompiers et tous ceux qui travaillent. J’avais envie de donner un peu.”

Un marathon sans forcer, sans se blesser

Habitué à parcourir de longues distances lors de courses d’ultra-trails, Denis Clerc avoue volontiers qu’il ne battra pas le record du marathon ce dimanche. Mais ce n’est pas non plus l’objectif de son initiative. 

“Habituellement, je suis capable de le courir en 2h59 mais là je suis parti sur des bases proches de six heures. Je le fais tranquillement, a ajouté le coureur solidaire. On n’est pas obligé de suivre mon exemple et de faire des trucs fous. On peut faire des choses tranquilles pendant trente ou quarante minutes. Là, je ne force pas non plus, je ne me rentre pas dedans.”

Denis Clerc a prouvé ce dimanche que l’on pouvait continuer de pratiquer une activité sportive sans pour autant quitter son domicile.

Ce marathonien du balcon a conclu sur un dernier conseil en direction des intéressés: “Il faut souvent changer de côté pour éviter les tendinites et aussi pour voir un autre paysage…”

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