Coronavirus: la crainte d’un Tour de France sans coureur français

Le flou règne toujours sur la tenue du Tour de France. S’il a été reporté (du 29 août au 20 septembre) en raison de la crise du coronavirus, le rendez-vous est toujours sous la menace d’une annulation. S’il est maintenu, un autre problème inquiète Pascal Chanteur, président du syndicat des coureurs, qui s’étonne de l’absence de plan pour le retour à l’entraînement des membres français du peloton. 

“Nous, de notre côté, on applique les consignes, on reste chez nous, explique-t-il dans Le Parisien. On trépigne et on espère sortir le 11 mai et essayer de combler notre retard par rapport aux Colombiens, Belges, Néerlandais ou Suisses qui, eux, peuvent rouler.”

“Un Tour sans Français, ça ferait tache”

Pour lui, l’impossibilité de s’entraîner dès le 11 mai aura de lourdes répercussions. “C’est bien simple, s’ils ne peuvent pas s’entraîner sur les routes dès le 11 mai, ils ne pourront pas participer au Tour de France, assure-t-il. Et un Tour sans Français, ça ferait tache. Je n’aimerais pas être à la place des coureurs. Trois mois et demi pour préparer une telle épreuve, déjà, ça va être très difficile, alors si c’est moins, ce n’est même pas la peine. S’il n’est pas possible de bien se préparer, cela ne sert à rien qu’ils aillent faire de la figuration ou qu’ils se blessent.”

Mercredi, Roxana Maracineanu, ministre des Sports, a jeté le trouble sur les conditions de retour à la compétition. “Ce qui est certain, c’est que le sport ne sera pas prioritaire dans notre société, a-t-elle déclaré sur Eurosport. Il n’est pas prioritaire aujourd’hui dans les décisions qui sont prises par le gouvernement. Si en sortie (de confinement, ndlr), il n’y a pas assez de masques, si comme aujourd’hui les tests restent réservés aux personnes qui présentent des symptômes et que c’est la condition édictée par les sportifs –qui auront la possibilité du droit de retrait– ça ne se fera pas.”

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