Cholet-Asvel: les raisons de l’imbroglio Norris Cole, qui a joué après son test positif au Covid-19

C’est une affaire qui fait beaucoup de bruit dans le monde du basket français. Il faut dire qu’elle fait désordre. Norris Cole a joué durant quarante secondes face à Cholet, ce week-end en Jeep Elite, alors qu’il avait été testé positif au Covid-19. De quoi provoquer un véritable tollé et la colère noire de Gilles Bourdouleix, le maire de Cholet. L’Asvel explique avoir contacté la Ligue nationale de basket (LNB) pour l’informer du cas de son meneur de jeu, dépisté quelques minutes seulement avant le coup d’envoi. Selon nos informations, c’est Frédéric Fauthoux, le coach intérimaire de Lyon-Villeurbanne, qui a appelé la LNB pour prévenir du test positif de Cole.

Lors de cette conversation téléphonique, l’interlocuteur de la Ligue aurait dit à Fauthoux que son joueur américain devait tout de même commencer la rencontre car il était inscrit dans le cinq majeur sur la feuille de match. Mais qu’il fallait ensuite le sortir le plus rapidement possible. C’est ce qu’affirme l’Asvel dans un communiqué. Une recommandation très étonnante car ce n’est pas ce que prévoit le règlement.

“Les arbitres ont appris la situation après le match”

“La procédure est claire, explique à RMC Sport Chantal Julien, la directrice de l’arbitrage de haut niveau FFB. Quand un joueur se blesse ou est malade lors de l’échauffement, l’entraîneur peut décider de changer son cinq d’entrée et dans ce cas-là, l’équipe adverse peut également changer un joueur de son cinq. Il faut en informer le commissaire pour qu’il valide ce changement.” Problème: Fauthoux et l’Asvel n’ont pas informé le commissaire du match, présent dans la salle. “Je ne sais pas qui il a prévenu. Mais le commissaire, les officiels de table et les arbitres n’ont jamais été informés, certifie Chantal Julien. En aucun cas, il y a eu une information donnée là-dessus. Ils l’ont appris en conférence de presse après le match!”

Une situation improbable qui a particulièrement agacé Joseph Bissang, l’arbitre de la rencontre, et ses assistants. “Leur vie a été indirectement mise en danger, dénonce la patronne des arbitres. Il y a un protocole lourd qui est mis en place depuis le début de saison. Les arbitres se testent. On les remplace quand ils sont positifs. Et là, rien n’a été fait pour que les arbitres ne soient pas en contact. Si demain, ils sont positifs, ils ne pourront plus arbitrer. Donc ils ne sont pas très contents”.

Lire la suite sur RMC Sport