Carmelo Anthony, le modèle de Rui Hachimura

En début de saison, Rui Hachimura était l’une des curiosités les plus attendues. Drafté en 9ème position par Washington – beaucoup trop haut pour la plupart des observateurs – l’ancien Bulldog de Gonzaga est devenu le premier lottery pick japonais. Gros scoreur en NCAA, son bagage offensif posait question à l’échelon supérieur. Mais, en l’espace de quelques mois, Hachimura a chassé les doutes que l’on pouvait avoir sur lui : 13.4 points à 47,8% aux tirs, 6.0 rebonds et 1.7 assist en 30 minutes. Sur ses 41 matches joués, le Nippon a même atteint à sept reprises la barre des 20 points. Il faut dire que le contexte à Washington est propice. Scott Brooks donne la part belle à l’attaque avec énormément de possessions pour le rookie. Dans la capitale, il bénéficie en plus du soutien de Bradley Beal pour le monitorer :

 

Evidemment, Brad est un gars que je garde toujours à l’oeil. Je lui parle de basket-ball et de choses hors-parquet. C’est un grand leader pour l’équipe. Je pense que c’est une bonne chose de l’observer, même aux entraînements, je peux me rendre compte à quel point il travaille dur. Ce n’est pas vraiment quelqu’un qui parle beaucoup. Mais, il me montre. Quoi qu’il fasse, je peux voir. C’est le mec que j’observe le plus.

 

Interviewé pour le site web des Wizards, Rui Hachimura s’est exprimé sur ses modèles lorsqu’il était plus jeune. Le premier nom qui lui est venu à l’esprit n’est autre que Carmelo Anthony. Le jeu du rookie présente d’ailleurs pas mal de similitudes avec celui de Melo :

 

J’ai beaucoup regardé Carmelo Anthony. C’était mon gars quand j’ai commencé à jouer au basket. J’ai regardé son travail d’appuis et son pull-up shot. C’est la raison pour laquelle j’utilise le pull-up maintenant, car je l’observais énormément. C’est bien entendu un mec de grande taille qui peut jouer au poste 3 ou au poste 4. Je l’ai beaucoup regardé quand j’étais enfant, c’était l’un des joueurs les plus difficiles à défendre chaque année.

 

Comme beaucoup d’autres joueurs NBA, le japonais profite de la suspension de la saison pour travailler ses points faibles. Hachimura dévore des anciens matches et étudie des séquences de jeu pour améliorer son placement sur le terrain notamment.

 

J’essaye d’améliorer beaucoup de choses, surtout mon dribble et mon placement. Je me rappelle au début que je disais que le placement était vraiment différent. A l’entame de la saison, je me sentais un peu trop maladroit, mais maintenant je suis plus à l’aise, je me suis habitué. On s’amuse avec mes coéquipiers et désormais nous avons une bien meilleure alchimie collective.

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