Bundesliga: la chaîne Sky Sport va verser les droits TV… avec un rabais

Alors que les échanges se multiplient en France entre les diffuseurs et les clubs de Ligue 1, déterminés à récupérer une partie du magot que Canal+ (110M d’euros) et beIN (42M d’euros) refusent pour l’instant de verser pour le mois d’avril, les clubs de Bundesliga ont reçu une merveilleuse nouvelle pour leurs finances. La chaîne Sky Sport Deutschland, principale détentrice des droits TV des championnats allemands de première et deuxième division, a choisi de payer le dernier versement, d’ici fin avril.

En Allemagne, la suspension des matches à cause de la pandémie de coronavirus est actée depuis le 13 mars dernier. Et les dix journées restantes, si la saison reprend, se disputeraient intégralement à huis clos. Selon les informations du quotidien Bild, Sky Deutschland a donc obtenu un rabais sur le montant, initialement fixé à 225 millions d’euros, pour ce dernier versement (ndlr, la chaîne verse 900 millions d’euros par saison).

Statu quo maintenu en France

En contrepartie, la chaîne allemande basée à Munich s’est engagée à procéder au versement de cet argent très rapidement. C’est un soulagement pour les finances de certains clubs, dont treize étaient sous la menace d’un dépôt de bilan. L’issue des négociations en Allemagne pourrait inspirer les parties prenantes de la discussion en France. Les grands clubs français les plus touchés par la suspension des droits TV ne parviennent pour l’instant pas à s’entendre avec les principaux diffuseurs, en premier lieu Canal+, dont la position sur ce sujet des droits TV reste figée.

Selon les calculs de la Ligue de football professionnel en France, sur les 110 millions d’euros exigés à Canal+, 43 correspondent à des matches déjà diffusés. Des chiffres contestés par la chaîne cryptée. “Le calcul (sur les matchs diffusés et non réglés ndlr) est faux, a indiqué sur Europe 1 son président Maxime Saada. Des matchs ont été reportés et sont comptabilisés parce qu’ils (la LFP) comptent les journées dans leur totalité mais on ne va pas faire des calculs d’apothicaire. Ce calcul n’est pas pertinent puisqu’il n’est pas dans le contrat. Il y a un principe simple: quand vous n’êtes pas livrés, vous ne payez pas. On n’est pas une banque.”

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