Alec Georgen (Auxerre): “Des regrets sur mon aventure au PSG”

Alec Georgen, pourquoi avoir choisi Auxerre ?

J’avais deux offres: Auxerre et Grenoble. Mais le choix s’est fait assez simplement, après une discussion avec le coach, Jean-Marc Furlan. J’ai beaucoup aimé sa façon de travailler. C’est un entraîneur qui respire le football. Il m’a parlé de mon utilisation, de la façon dont il voulait me faire progresser…

Après coup, vous devez être heureux d’avoir pris le risque de signer à Avranches la saison dernière, non ?

Redescendre en troisième division à Avranches, pour revenir dans le monde professionnel un an plus tard, je vois ça comme une réussite. Je pense que lorsqu’on est au PSG, peu de personnes auraient accepté de redescendre comme ça. Mais je n’avais pas beaucoup de choix non plus. L’année dernière, je ne cherchais que le temps de jeu pour reprendre le rythme après mes blessures. Je devais jouer, pour que physiquement, je sois capable de repartir ensuite vers le haut. C’est ce qu’Avranches m’a permis de faire.

Est-ce qu’il y a eu un moment où vous avez douté après ces blessures ?

Si je suis complètement honnête oui, il y a eu un moment de doute. Mais ça n’a pas duré longtemps. A partir du moment où j’ai décidé d’accepter la proposition d’Avranches, je me suis remis dans ma bulle avec l’idée de jouer au football. J’ai eu du mal au début, c’est normal. Même si je me sentais bien, quand je regardais mes matches, je me trouver trop mou, sans explosivité.

Un moment de doute… qui s’est accompagné de regrets sur votre expérience au PSG ?

Oui un peu… Le PSG est mon club de cœur, je me suis rapidement entraîné avec les professionnels, avec de très grands joueurs. Quand on y est, on a l’espoir de pouvoir y rester. Mais même si j’ai eu ce moment de doute sur ma carrière, je n’ai pas douté de moi-même. Et je ne doute toujours pas de moi. Je veux tout faire pour revenir à ce niveau-là, et j’y crois. J’ai eu beaucoup de frustration, de tristesse, suite à ces blessures et après celle à Singapour notamment. J’ai foutu une saison en l’air, il me restait deux ans de contrat, et je me suis retrouvé un peu tout seul. Mais avec du recul ça m’a permis de mûrir.

De l’extérieur, et c’est un peu le même cas pour votre ancien coéquipier Lorenzo Callegari, on a l’impression que vous avez trop tardé à être prêté… Vous êtes d’accord avec ça ?

Totalement. C’était la bonne solution. Quand j’ai commencé à discuter avec Auxerre ces dernières semaines, ils m’ont dit : “Tu sais qu’on te voulait déjà en prêt il y a plusieurs années ?” Mais à l’époque, Antero Henrique venait d’arriver à Paris, avec Maxwell notamment. Et il y a eu un moment où le club se restructurait. Auxerre n’a pas su avec qui parler, chacun s’est renvoyé la balle et ils ont fini par lâcher l’affaire. Ce n’est pas une critique contre le PSG, c’était juste un moment au club où il y avait beaucoup de mouvements.

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