Agassi outragé, Agassi martyrisé mais Agassi libéré !

Andre Agassi aura 50 ans mercredi. Toute la semaine, retour sur la carrière d’un des grands personnages du tennis masculin, présent sur le circuit pendant vingt ans, avec des très hauts et quelques bas. Ce mardi, focus sur son sacre improbable à Paris en 1999, au bout d’une quinzaine entamée avec une blessure, et sept ans après son dernier titre sur terre battue.

Longtemps, on crut que Roland-Garros resterait un tournoi maudit pour Andre Agassi. Comme il le fut pour tant d’autres champions, notamment ses illustres compatriotes, Connors, McEnroe ou Sampras. Mais en triomphant sur le tard à Paris, l’Américain a apporté la dernière pièce à un palmarès qui, de phénoménal, est devenu unique au monde. Deux mois auparavant, pourtant, ça n’allait pas très fort…

La scène se déroule un soir d’avril 1999 dans un recoin du Jimmy’z, un club branché de Monte Carlo. Ce soir-là, Andre Agassi et Andreï Medvedev prolongent leur dîner en s’offrant quelques verres autour du zinc pour finir de noyer leur amertume. L’un comme l’autre ont connu des jours meilleurs.

Nadal aussi à l'aise sur terre battue... pixeliséeNadal aussi à l'aise sur terre battue... pixelisée

Tennis

Nadal aussi à l’aise sur terre battue… pixelisée

IL Y A 3 HEURES

L’Américain, fraîchement divorcé, vient de se retirer du tournoi monégasque en raison d’une épaule douloureuse qui va le perturber durant plusieurs semaines. A peine extirpé du fond du gouffre dans lequel il était tombé un an et demi plus tôt, de déboires personnels en décadence sportive, il est encore un peu fragile.

Pour Medvedev, qui vient d’être sorti au 1er tour par le tout jeune Ivan Ljubicic, le tableau n’est guère plus réjouissant. L’Ukrainien souffre d’une lancinante blessure au poignet dont il ne se sort pas. En tout et pour tout, il a gagné 6 matches depuis le début de l’année, et pas vraiment face à des cadors. Ce soir-là, il est vraiment mal. Si mal qu’il songe à tout laisser tomber. A 24 ans…

Think positive, Andrei…

Touché par sa slave mélancolie, Agassi lui sort un grand verset de “think positive” à l’américaine pour tenter de lui refaire la cerise. “Regarde-moi, je viens de divorcer, je suis blessé… Toi, tu es jeune, tu es un joueur brillant, alors arrête de te plaindre et repars au combat”, lui martèle-t-il en substance, non sans lui révéler au passage quelques-uns de ses secrets d’entraînement. Les deux hommes se quittent, ce soir-là, le cœur plus léger. Mais ils ne joueront plus beaucoup, et même plus du tout pour Medvedev, jusqu’à Roland-Garros, deux mois plus tard. Qui aurait alors parié qu’ils s’y retrouveraient en finale ?

“Cette année 1999, c’est probablement l’année où j’étais le moins censé gagner Roland-Garros”, reconnaîtra Andre Agassi après coup. “Dédé” a déjà eu sa chance, et plutôt deux fois qu’une. Roland-Garros est le tournoi où il a gagné son premier match en Grand Chelem, en 1987. Celui où il s’est révélé, en 1988, en y atteignant les demi-finales à 18 ans. Celui où il aurait dû ouvrir son palmarès majeur, deux ans plus tard, en 1990. Mais sa perruque récalcitrante avait fini par avoir raison de sa concentration, en finale, face à un Andres Gomez qu’il aurait sans doute battu s’il avait évolué à son réel niveau. Agassi n’était surtout pas prêt, tout simplement, ce dont le gaucher équatorien au tennis bien léché avait parfaitement su profiter.

Andre Agassi - Roland-Garros 1990Andre Agassi - Roland-Garros 1990

Andre Agassi – Roland-Garros 1990

Crédits AFP

Un an plus tard, en 1991, nouvelle finale en position de favori face à Jim Courier. Et nouvel échec imputable à une certaine immaturité. Ainsi qu’à une dose de malchance, tout de même : la pluie avait interrompu les débats alors qu’il menait un set, un break, permettant à Courier, dans les vestiaires, de reprendre ses esprits et de changer sa stratégie.

Submergé par la vague hispanophone

Ne pas gagner Roland-Garros, Andre Agassi avait fini par croire que tel était son destin. Alors, il était allé voir si l’herbe était plus verte ailleurs. Et elle l’était, puisque c’est finalement à Wimbledon qu’il avait fini par remporter son premier titre du Grand Chelem, en 1992. Là où personne ne l’attendait, et surtout pas lui qui n’avait pas mis le nez à Londres entre 1987 et 1991, persuadé que le gazon, c’était uniquement pour les vaches. A priori, c’est vrai qu’Agassi n’avait pas vraiment le pied jardinier, mais il faut rappeler qu’à la base, il était tout aussi loin d’avoir le pied terrien.

Contrairement à un Jim Courier qui avait pas mal traîné ses guêtres dans sa jeunesse sur terre battue (américaine), Agassi, plutôt à l’instar de Pete Sampras, y était venu sur le tard. Il avait mis longtemps à apprivoiser ce qu’il appelait cette “chorégraphie” caractéristique au déplacement sur la brique pilée. Cela lui demandait des efforts colossaux, qu’il n’avait pas toujours envie de faire. Souvent fut-il pris en flagrant délit de jouer sur terre comme sur dur, sans la dose de patience nécessaire pour concevoir l’échange comme un jeu de construction et non de destruction.

Certes, sa solidité de fond de court ainsi que sa capacité à trouver des angles et générer du spin firent qu’il s’y adapta plus facilement qu’un Sampras. Mais lorsque déferla la vague hispanophone au début des années 90, avec son écume de terriens modernes venus de tous horizons, Agassi, comme tant d’autres, se retrouva submergé. Il ne dépassa plus les quarts de finale à Paris entre 1992 et 1999.

La traversée du désert parisien d'Andre Agassi. Ici, en 1995, après sa défaite contre Yevgueni Kafelnikov.La traversée du désert parisien d'Andre Agassi. Ici, en 1995, après sa défaite contre Yevgueni Kafelnikov.

La traversée du désert parisien d’Andre Agassi. Ici, en 1995, après sa défaite contre Yevgueni Kafelnikov.

Crédits Getty Images

A deux points de la porte

1999, nous y revoilà. En ce début de saison, Agassi, s’il connaît donc quelques soucis physiques, est malgré tout un autre homme. Au sortir d’une crise existentielle qui n’a pas été sans briser son premier mariage avec l’actrice américaine Brooke Shields, il a atteint une certaine forme de sagesse. Il a décidé de jouer enfin pour lui et seulement pour lui au tennis, ce sport qu’il a longtemps détesté parce que pratiqué trop jeune, trop durement, sous la contrainte d’un père ayant transféré sur lui ses rêves de grandeur échoués.

Au prix d’une longue introspection, Agassi a désormais expulsé tout ça, telle une catharsis. Il se sent plus léger, délesté de ce poids qui l’a longtemps empêché d’être lui-même. Le voilà libre, prêt à s’ouvrir à sa nouvelle vie, à surmonter toutes les épreuves. Et c’est peu dire que celles-ci vont s’amonceler sur la route de sa gloire parisienne…

Lors de ce Roland-Garros 1999, le tableau de marche d’Agassi, qui a pris au tout dernier moment la décision de s’aligner, n’est pas vraiment assimilable à une joyeuse parade sur le “Strip” de son Las Vegas natal. D’emblée, il lui faut se coltiner l’Argentin Franco Squillari, un excellent spécialiste, gaucher, qui sera demi-finaliste l’année suivante. Le tout à froid, sans grand repère et dans le doute, au sortir d’un abandon lors de la Coupe du Monde par équipes à Düsseldorf. Merci du cadeau… Agassi serre la vis, pour ne pas dire autre chose, et passe ric-rac (3-6, 7-5, 7-5, 6-3).

C’est pire encore au 2e tour. Face au jeune et fringant Arnaud Clément, il est mené 2 sets à 1 et passe à deux points de la sortie à 5-4, 0-30 dans le 4e set. Le Agassi d’avant aurait peut-être tout envoyé valser. Le Agassi nouveau ne bouge pas d’un cheveu (il n’en a plus beaucoup, de toute façon). Il souffle un bon coup, cesse de faire des fautes et fait jouer son aura pour provoquer celles de son adversaire, sujet à des crampes de fatigue et de stress. Agassi ne perd plus un jeu jusqu’à la fin du match, qu’il gagne 6-2, 4-6, 2-6, 7-5, 6-0.

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Aucun set de plus 10 jeux concédés

Le 3e tour est beaucoup plus facile mais pas moins significatif dans le parcours d’Agassi, face à son compatriote Chris Woodruff (6-4, 6-4, 6-3). L’occasion non seulement de prendre sa revanche face à ce sans-grade qui l’avait sorti deux ans plus tôt du même tournoi, mais surtout de frapper un “tweener” de légende depuis l’horloge du fond du court Suzanne-Lenglen. Rien d’anodin. On ne réussit jamais un coup pareil sans être traversé par de bonnes ondes annonciatrices du meilleur. Cette fois, c’est sérieux : l’ombre de Dédé-la-menace plane sur Roland-Garros.

Au seuil de la deuxième semaine, on réalise que la blessure à l’épaule dont il a souffert a peut-être finalement été un mal pour un bien. L’Américain a certes abordé le tournoi sans grand entraînement tennistique mais tel un mort de faim, et affûté comme jamais. Pour venir à bout, en huitième de finale, du tenant du titre Carlos Moya (4-6, 7-5, 7-5, 6-1), il fait preuve encore une fois d’une solidité nerveuse à toute épreuve dans les moments importants, puis d’un finish impressionnant. Ce sera une constante tout au long de sa quinzaine, lors de laquelle il ne perd aucun set qui s’aventure à dépasser les 10 jeux. A chaque fois, dans le money-time, c’est Dédé le plus costaud.

Andre Agassi après sa victoire contre Carlos Moya.Andre Agassi après sa victoire contre Carlos Moya.

Andre Agassi après sa victoire contre Carlos Moya.

Crédits Getty Images

Son quart de finale contre l’Uruguayen Marcelo Filippini, invité surprise de ce “last eight”, est un tour aisé (6-2, 6-2, 6-0) qui lui offre un repos salutaire avant une demi-finale beaucoup plus compliquée face au mésestimé Slovaque Dominik Hrbaty. Après avoir difficilement remporté les deux premières manches, Agassi commence à piocher face à la robustesse de ce vague sosie du Prince Charles, mais aussi à s’embourber dans une terre battue rendue de plus en plus lourde par le temps humide. Il est finalement sauvé des eaux alors qu’il vient de se faire breaker au 4e set, après avoir perdu le 3e.

Le lendemain, il revient plus sereinement pour achever le travail (6-4, 7-6, 3-6, 6-4). Le samedi, donc. Le jour même où Steffi Graf remporte son 22e et ultime titre majeur à l’issue d’une finale inoubliable contre Martina Hingis. Steffi, celle qui deviendra son épouse… Pour parler crûment, voilà longtemps qu’Agassi l’a dans le viseur. Désormais célibataire, il œuvre en coulisses pour se rapprocher de celle dont il sait peut-être que la relation avec le pilote allemand Michael Bartels commence à battre de l’aileron. Entre les deux tourtereaux, l’affaire se conclura quelques semaines plus tard. Là, pour l’un comme pour l’autre, l’heure n’est à la gaudriole. Pas encore.

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Une bouteille de vodka la veille de la finale…

Car en attendant, voilà donc Andre Agassi en finale de Roland-Garros pour la troisième fois de sa carrière. Face à un certain Andreï Medvedev, lui aussi miraculeusement rétabli grâce à un coup de poker tenté in extremis, à savoir un changement de marque de raquette opéré juste avant le tournoi. Tout au long de leur parcours, Agassi et Medvedev se sont régulièrement croisés, ne manquant pas de se féliciter l’un l’autre après chacune de leur victoire respective. Depuis leur petite cuite monégasque, les deux hommes sont unis par une forme de complicité bienveillante. Mais ce dimanche 6 juin 1999, leurs routes devront se séparer. Andre ou Andreï, il n’en restera qu’un…

A l’heure du dernier rendez-vous, la pression est clairement du côté de l’Américain. Medvedev, finaliste le plus mal classé de l’histoire du tournoi (100e), est déjà très heureux d’être là. Agassi, lui, veut beaucoup plus. En réalité, il est dans la pire situation qui soit. A l’instar de ses deux premières finales perdues ici, il part favori mais beaucoup moins que ce que les gens pensent. Medvedev est un terrien solide, patenté, déjà demi-finaliste à Roland Garros en 1993, à 19 ans.

Au fond de lui, Agassi sent bien qu’il s’agit là de sa dernière chance de conquérir Paris, seul titre du Grand Chelem qui lui manque. Et il ne veut pas vivre la fin de sa vie sur des regrets éternels. La veille de la finale, pour panser ses angoisses, il vide une bouteille de vodka dans le mini-bar de sa chambre d’hôtel. Ça le défoule sur le moment mais le lendemain, le Kid de Las Vegas, comme il était coutume de l’appeler dans une autre vie, est terrorisé.

De fait, le début de match d’Agassi est catastrophique. Lent, sans ressort, il subit les grandes frappes déliées de son adversaire qui le respecte autant en tant qu’homme qu’il ne le craint pas en tant qu’adversaire. Medvedev, joueur très intelligent, sait parfaitement quelle tactique employer : ne pas donner de rythme, surtout éviter de rentrer dans un bras de fer en cadence, attendre patiemment son heure du fond et accélérer seulement à bon escient. Saupoudrer le tout d’un zeste d’amorties bien vénéneuses.

Pendant plus de deux sets, ce cocktail Medvedev marche à la perfection. Agassi est à la dérive. La météo, pluvieuse et venteuse, ne l’aide pas à se sortir du bourbier. Le match est d’ailleurs brièvement interrompu par la pluie au début du 2e set. Un petit signe du ciel à la mémoire de la finale de 1991 ? Peut-être mais à la reprise, Agassi est toujours aussi mal. Il perd ce 2e set presque aussi rapidement que le 1er, dilapide un break qu’il avait enfin réussi à obtenir dans le 3e (4-2), avant de se retrouver au bord de la falaise, à 4-4 dans ce 3e set.

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Et là, le tournant du match…

C’est là que survient le véritable tournant du match. A 30-15, Agassi aligne deux doubles fautes pour se retrouver mené 30-40. Balle de break. Balle de match, presque. Sa première balle ne passe toujours pas. L’Américain, nonobstant ses deux “doubles” précédentes – ou peut-être pour éviter de cogiter -, décide de prendre de gros risques sur sa deuxième balle.

Celle-ci flirte avec la ligne. Il enchaîne par une attaque de coup droit parfaitement anticipée par l’Ukrainien, qui réplique par un passing de revers bien pénible, dans les pieds. La volée basse de coup droit qu’Agassi doit alors jouer est tout à fait “ratable”. Mais il la négocie superbement, ce qui lui permet de gagner le point puis de sauver son service. 5-4. Derrière, sur sa chaise, l’Américain se dit : “Si je réussis à jouer quatre beaux points maintenant, je gagne le set. Et le match est relancé.” C’est exactement ce qui va se passer…

Rien qu’à sa démarche, son regard, on voit bien que l’Américain n’est plus le même. Un déclic s’est produit en lui. A partir de là, son tennis va aller crescendo. De son côté, Medvedev a probablement eu le tort, très inconscient bien sûr, de ne pas se montrer suffisamment méchant pour “achever” son rival quand il aurait dû le faire. Sans doute à cause d’un trop-plein de déférence à son égard. L’Ukrainien ne sait que trop l’importance qu’a eu Agassi dans sa résurgence personnelle. Cela dit, il ne plonge pas pour autant, loin de là. Il continue de produire un tennis de haute volée, notamment pour s’offrir une balle de 2-0 d’entrée de 5e set, ou plus tard pour sauver trois balles de match à 5-3.

Andrei Medvedev voit la finale lui échapper...Andrei Medvedev voit la finale lui échapper...

Andrei Medvedev voit la finale lui échapper…

Crédits Getty Images

L’image de sa carrière

A 5-4, Agassi entame le jeu de service le plus important de sa carrière. Pour exorciser toute gamberge possible, il ne pense qu’à une chose. Servir sur le point faible de son adversaire : en l’occurrence, le coup droit. Bien vu. Car c’est de ce côté que la muraille ukrainienne va craquer pour de bon. Deux retours manqués lui offrent deux balles de titre. Un troisième s’envole. Avant même que la balle ne rebondisse, le regard d’Agassi s’illumine : “Aussitôt que la balle a quitté sa raquette, j’ai su qu’elle sortait. Je l’ai su probablement avant tout le monde, à part Andreï. Donc j’étais sûrement la deuxième personne au monde à savoir que j’avais gagné Roland-Garros, après lui.”

Il est 18h30, Agassi vient de triompher 1-6, 2-6, 6-4, 6-3, 6-4 après 2h51 de match. La suite appartient à la légende. Il se prend le visage à deux mains dans sa barbe naissante, tente de retenir quelques sanglots étouffés et jette des regards éplorés vers son équipe, notamment son coach, Brad Gilbert, qui a tant œuvré à cet instant de gloire… Cette image reste peut-être la plus célèbre, du moins la plus symbolique dans la carrière d’Andre Agassi. Lequel réalise qu’à compter de ce moment-là, il ne subira plus jamais les affres du mot regret, qui semblait avoir jalonné toute sa vie jusqu’à maintenant.

L’ancien enfant prodige devient un champion éternel, le cinquième de l’histoire à compter tous les Grands Chelems à son palmarès après Fred Perry, Donald Budge, Rod Laver et Roy Emerson. Plus tard, Roger Federer, Rafael Nadal et Novak Djokovic le rejoindront dans ce club très select’. Mais Agassi, qui finira cette année 1999 à la 1ère place mondiale pour la seule fois de sa carrière, reste le seul à avoir en plus le Masters, la Coupe Davis et l’or olympique en simple. Le seul sans doute aussi à rivaliser avec tous ces monstres en termes de charisme et de célébrité. A jamais, Paris l’aura couvert de gloire.

Roland-Garros 1999 : La libération, enfin, pour Andre Agassi.Roland-Garros 1999 : La libération, enfin, pour Andre Agassi.

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