A Paris, la “sud-américanisation” n’a pas que du bon

Mauricio Pochettino sait depuis longtemps ce qu’une trêve internationale signifie pour lui. Que sa première composition après le retour de sélection de ses joueurs est toujours délicate à mettre en place. Il y a un match de championnat à gagner le week-end et des hommes sollicités à ménager avec la Ligue des champions en point de mire, dès le début de la semaine suivante. L’entraîneur du PSG devra tenir compte de ces multiples paramètres pour préparer la réception d’Angers vendredi. Les contraintes, il connaît. Mais elles se sont encore accentuées.

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Le calendrier des qualifications pour la Coupe du monde 2022 de la zone Amsud lui pose déjà pas mal de soucis d’ordinaire. Et davantage en ce mois d’octobre. L’Argentine de Leo Messi, Angel Di Maria et Leandro Paredes joue dans la nuit de jeudi à vendredi (1h30, heure française) face au Pérou. Le Brésil de Neymar et Marquinhos est sur le pont une heure plus tard (2h30) face à l’Uruguay. Si ce n’est pas la même zone, il convient cependant d’ajouter Keylor Navas, sollicité (et blessé) avec le Costa Rica face aux Etats-Unis dans la nuit de mercredi à jeudi (1h00).

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Six joueurs qui sont à peine revenus à Paris vendredi et manqueront à l’appel pour défier le SCO. Et non des moindres. C’est le revers de la médaille avec les internationaux du continent américain en général, et les Sud-Américains en particulier car ils sont plus nombreux dans les grands clubs, ceux qui disputent le plus de matches dans une saison. Leurs organismes sont extrêmement sollicités avec de longs voyages à chaque trêve internationale. Et un décalage horaire négatif à digérer. Ils rentrent fatalement plus tard en Europe que les Asiatiques ou les Africains. Surtout quand le calendrier y met du sien, comme c’est le cas sur ce mois d’octobre.

Lionel Messi a brillé dans le match Argentine – Uruguay

Crédit: Getty Images

Paris est particulièrement exposé au phénomène. La “sud-américanisation” est plus forte dans la capitale française qu’ailleurs. En comptant Mauro Icardi, non retenu par l’Argentine pour ce rassemblement, et Keylor Navas, qui n’est pas Sud-Américain mais reste soumis à des contraintes similaires avec le Costa Rica, cela fait sept membres de l’effectif parisien concernés, au moins potentiellement, par cette situation à chaque trêve internationale. Parmi les principaux rivaux européens du PSG, seule la Juventus Turin en compte autant (Sandro, Danilo, Cuadrado, Arthur, Bentancur, Dybala et l’Américain McKennie).

L’hypothèse des clans

Le Real Madrid se rapproche cependant du PSG avec six éléments concernés (Militão, Marcelo, Casemiro, Valverde, Vincius Jr. et Rodrygo). Le Barça a trois Sud-Américains (Araujo, Coutinho et Agüero) et un Américain (Dest). Liverpool (Alisson, Fabinho, Firmino), Manchester City (Ederson, Fernandinho, Jesus) et Manchester United (Telles, Fred, Cavani) en ont trois. Chelsea n’en a que deux (Thiago Silva et l’Américain Christian Pulisic). Et le Bayern n’a aucun Sud-américain dans l’effectif de son équipe première, et un seul ressortissant du continent américain (le Canadien Davies).

Alphonso Davies

Crédit: Getty Images

Cette “sud-américanisation” plus massive au PSG qu’ailleurs peut déjà créer des différences sur le plan physique, avec des joueurs potentiellement plus sujets aux blessures avec des organismes davantage sollicités. Elle a d’autres contraintes liées à l’hypothèse de la formation de clans au sein de l’effectif parisien. Il y a trois semaines, le Corriere della Sera laissait ainsi entendre que la colonie sud-américaine du PSG faisait pression sur Mauricio Pochettino pour maintenir Navas en tant que gardien titulaire au détriment de Gianluigi Donnarumma.

Pour le meilleur et pour le pire

L’Equipe a avancé des raisons assez similaires au moment d’interpréter l’incident survenu entre Kylian Mbappé et Neymar lors de la victoire du PSG face à Montpellier (2-0), indiquant que l’attaquant français se sentait “isolé” face à la sud-américanisation croissante du vestiaire parisien. La question n’est pas tant de distinguer le vrai du faux dans ces spéculations. Mais il a suffi que Donnarumma passe quelques matches sur le banc et que Mbappé lâche une déclaration à chaud sur Neymar pour que le “problème” du clan sud-américain au PSG soit immédiatement pointé du doigt dans la presse. Et l’atmosphère autour du club s’en ressent.

Mais c’est la voie que le PSG a choisie et il ne l’a pas fait par hasard. L’Amérique du Sud a toujours sorti des footballeurs parmi les meilleurs du monde et l’effectif parisien en est un bel exemple. Messi, Neymar, Marquinhos et Di Maria sont tous des joueurs de référence mondiale à leur poste, Navas également même s’il vient d’Amérique centrale. Avec Paris, cette “sud-américanisation”, c’est pour le meilleur et pour le pire. Il en mesure souvent les contraintes. Mais elle lui offre aussi les perspectives d’atteindre ses objectifs les plus ambitieux. Alors…

Lionel Messi, Kylian Mbappé et Neymar

Crédit: Getty Images

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L’hypothèse des clans

Le Real Madrid se rapproche cependant du PSG avec six éléments concernés (Militão, Marcelo, Casemiro, Valverde, Vincius Jr. et Rodrygo). Le Barça a trois Sud-Américains (Araujo, Coutinho et Agüero) et un Américain (Dest). Liverpool (Alisson, Fabinho, Firmino), Manchester City (Ederson, Fernandinho, Jesus) et Manchester United (Telles, Fred, Cavani) en ont trois. Chelsea n’en a que deux (Thiago Silva et l’Américain Christian Pulisic). Et le Bayern n’a aucun Sud-américain dans l’effectif de son équipe première, et un seul ressortissant du continent américain (le Canadien Davies).

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Pour le meilleur et pour le pire

L’Equipe a avancé des raisons assez similaires au moment d’interpréter l’incident survenu entre Kylian Mbappé et Neymar lors de la victoire du PSG face à Montpellier (2-0), indiquant que l’attaquant français se sentait “isolé” face à la sud-américanisation croissante du vestiaire parisien. La question n’est pas tant de distinguer le vrai du faux dans ces spéculations. Mais il a suffi que Donnarumma passe quelques matches sur le banc et que Mbappé lâche une déclaration à chaud sur Neymar pour que le “problème” du clan sud-américain au PSG soit immédiatement pointé du doigt dans la presse. Et l’atmosphère autour du club s’en ressent.

Mais c’est la voie que le PSG a choisie et il ne l’a pas fait par hasard. L’Amérique du Sud a toujours sorti des footballeurs parmi les meilleurs du monde et l’effectif parisien en est un bel exemple. Messi, Neymar, Marquinhos et Di Maria sont tous des joueurs de référence mondiale à leur poste, Navas également même s’il vient d’Amérique centrale. Avec Paris, cette “sud-américanisation”, c’est pour le meilleur et pour le pire. Il en mesure souvent les contraintes. Mais elle lui offre aussi les perspectives d’atteindre ses objectifs les plus ambitieux. Alors…

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