Roland-Garros: la Fédération se défend après le report en septembre

Roland-Garros est maintenu au calendrier, mais les terriens se donneront rendez-vous au mois de septembre (20 septembre-4 octobre), une semaine après l’US Open qui s’achève le 13 septembre. L’annonce tombée dans la soirée, ce mardi, en a surpris plus d’un. Alizé Cornet et Naomi Osaka chez les femmes, Stan Wawrinka et Vasek Pospisil chez les hommes, les joueurs ont été les plus prompts à réagir à la nouvelle, affichant leur profond désarroi. “C’est une folie”, a réagi Pospisil, membre actif du conseil des joueurs. 

“Ce qui était pour nous important, c’est la permanence du tournoi, d’assurer la présence de notre terre battue, a justifié le président de la Fédération française de tennis (FFT) Bernard Giudicelli. On n’aurait pas accepté qu’on balaye la terre battue du calendrier international. On se retrouve dans un période où c’est l’été indien, ce sont des températures agréables. Nous pensons sincèrement que ça peut donner un bel événement.”

L’ATP et la WTA prévenus sur le tard

Face à la fronde d’une partie des joueurs, la direction du tournoi peut se targuer d’avoir su convaincre un allié de taille: l’Espagnol Rafael Nadal, douze fois vainqueur du tournoi. “On a eu Rafa au téléphone on a essayé de joindre d’autres joueurs, a confié le président de la FFT lors d’une conférence de presse. C’est Guy qui a eu Rafa. Son sentiment, c’est que c’est une bonne décision qui permet à la terre battue de demeurer dans le calendrier.”

Les circuits ATP et WTA, dont les calendriers, très chargés à cette période de l’année, seront forcément bouleversés, sont-ils de cet avis ? Steve Simon, le président de la WTA a confié au New York Times qu’il n’avait pas été consulté avant l’officialisation. “Ils l’ont appris tout à l’heure”, a indiqué Bernard Giudicelli, juste avant la publication du communiqué officiel donc. Mis devant le fait accompli, les deux entités ont déjà annoncé la publication d’un communiqué conjoint.

Ecarter le scénario d’une “annulation pure et simple”

“Roland-Garros, à la différence de beaucoup de tournois, nécessite une préparation qui, cette année, se doublait de la fin de la phase quatre des travaux d’aménagements, a poursuivi Giudicelli. Sans nos infrastructures, il était complètement inenvisageable de faire le tournoi. Cela ne pouvait pas se solder par une annulation pure et simple”, laquelle aurait pu remettre en cause “le développement du tennis en France”. Les retombées du tournoi, très lucratif, sont essentielles pour la Fédération française de tennis.

Le passage en force est assumé, “dans l’intérêt supérieur du tournoi”. “Cela sera de toute façon un événement exceptionnel, dans la mesure où il déroge au rythme et aux règles habituelles. Lorsque des joueurs représentaient leurs nations en Coupe Davis et qu’ils devaient se préparer sur terre battue, ils s’y préparaient. La phase de préparation, j’en conviens, sera beaucoup plus courte que ce qu’elles pouvaient être avec tous les tournois qui précédaient Roland-Garros.”

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