MLS: comment Thierry Henry, “possédé” par le foot, vit son confinement

“D’habitude, j’arrive à 7h du matin et on parle football. Ça change.” Pour Thierry Henry, le confinement imposé au Canada est un énorme chamboulement. Lui le drogué de foot qui venait de prendre les manettes de l’Impact Montréal se retrouve loin de ses joueurs et des terrains. D’entrée, le champion du monde 1998 rappelle qu’au vu de la situation, “le football est secondaire”. “Ma tête n’est pas vraiment là”, dit-il sur le site de son club. Il n’empêche, ce confinement est une expérience inédite pour lui aussi. “Ce n’était pas facile au début car j’aime le foot, j’aime être sur le terrain.”

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Cuisine, lecture, relaxation et scrabble 

Alors comment s’occupe l’ex-coach de Monaco? “J’ai recommencé à cuisiner, cela faisait longtemps que je n’avais pas cuisiné. J’étais devenu feignant.” Il suggère les recettes de sa maman, des accras de morue avec des concombres ou un plat de pâtes aux truffes. Il savoure les desserts à base de noix de coco. Et sinon ? Il avoue aimer se relaxer l’après-midi. “Chose qu’on ne fait pas assez souvent”, estime-t-il. “Je prends un peu de temps pour moi. On appelle, on regarde les news, sur avec notre situation en ce moment. On se connecte aussi avec les joueurs. On essaie de s’occuper comme on peut.” Thierry Henry se prend aussi de passion pour les jeux de société sur son téléphone. “J’aime jouer au scrabble, j’ai dit à tous mes potes de s’y mettre via une application.” Il bouquine. Il a relu “Legacy” de James Kerr. “Ça parle de leadership, comment gérer un groupe.”

“Je suis possédé, le foot est en moi”

Autant dire que le sport, et le foot en particulier, ne sont jamais bien loin finalement. Le meilleur buteur de l’histoire des Bleus le concède. Il s’entraîne deux fois par jour. “J’essaie de regarder d’anciens matchs, de me rappeler certaines tactiques. Je suis possédé. Le foot est en moi. Ce sera toujours comme ça. Je pense que ça ne partira jamais et tant mieux car je n’ai pas envie que ça parte.” Du coup, il y a aussi une petite part de frustration alors qu’il s’apprêtait à  découvrir la MLS sur le banc  et à vivre, avec l’Impact, sa deuxième expérience comme entraîneur après son bref passage à Monaco. “Je recommençais à retrouver le goût d’entraîner. Il y a eu la pré-saison, nos matchs. L’équipe commençait à comprendre ce qu’on leur demandait, à être mieux physiquement.” Alors ça cogite chez Titi Henry.  “Comment vont-ils revenir? Est-ce qu’ils s’entraînent bien? C’est un changement radical.” Positif? “C’est pas mal de couper de temps en temps”, reconnaît-il. On est presque rassuré.

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