Del Potro : “L’espoir de participer aux Jeux de Tokyo m’aide à continuer le combat”

Il est toujours debout. Tout a déjà été dit et écrit sur la résilience de Juan Martin Del Potro. L’Argentin a vu sa carrière contrariée par de nombreuses blessures aux poignets, à la hanche et au genou. A chaque fois, il est revenu. Mais depuis une dernière apparition sur le gazon du Queen’s en juin 2019, il a encore été contraint de mettre la raquette de côté à cause de ce satané genou droit pour lequel il a déjà subi trois opérations. Plutôt discret ces derniers mois sur son état de santé, le vainqueur de l’US Open 2009 a rompu le silence vendredi à l’occasion d’un entretien accordé à ESPN Argentine et a fait preuve d’une honnêteté désarmante : rien n’assure qu’il rejouera au tennis, mais il refuse d’abandonner.

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La vérité, c’est que je me bats sans cesse avec mon genou. Il y a des hauts et des bas, des bons jours et des mauvais. Pour être honnête, j’ai beaucoup de mal à revenir. J’aimerais vous le cacher ou vous raconter autre chose, mais c’est la réalité. Mais je persiste parce que j’ai toujours envie de retrouver les courts, c’est mon environnement naturel, là où je me sens le mieux. Et j’ai ce sentiment fort en moi que ce n’est pas fini“, a confié Del Potro.

J’ai changé mon jeu pour mes poignets, mais je ne peux pas changer ma manière de courir pour mon genou

Il est vrai qu’il en faut plus pour ébranler la “Tour de Tandil” qui a prouvé à de multiples reprises que sa passion pour le tennis était plus forte que bien des obstacles. Le passage par la case chirurgie n’a malheureusement plus de secrets pour Delpo. Dès 2010, quelques mois après son sacre prometteur à Flushing Meadows et alors que Roger Federer “himself” voyait en lui un prétendant à la place de numéro un mondial, le colosse argentin avait dû se faire opérer du poignet droit. Puis ce fut le poignet gauche, à trois reprises entre 2014 et 2015. Des descentes aux enfers suivies de “come-backs” éblouissants au top dont le dernier lui avait permis d’atteindre la 3e place mondiale en 2018, son meilleur classement.

Mais décidément bien fragile, son corps l’a encore trahi avec une première fracture de la rotule du genou droit, puis une seconde. Et à 32 ans, il devient plus hasardeux pour le phénix de renaître de ses cendres, d’autant que la nature sa blessure n’aide pas. “J’ai déjà vécu ça avec mes poignets pendant longtemps et j’ai pu changer ma manière de jouer pour atténuer la douleur. Ce que je ne peux pas changer, c’est ma manière de courir pour mon genou.

Juan Martin del Potro lors du tournoi du Queen’s 2019

Crédit: Getty Images

Le maillot argentin et Maradona dans le coeur

Alors pour se donner du courage, Del Potro, médaillé de bronze à Londres en 2012 et d’argent à Rio en 2016, se raccroche à un objectif : jouer à Tokyo (23 juillet-8 août) l’été prochain. “Parmi les moments qui ont beaucoup compté dans ma carrière, il y a eu les Jeux olympiques. A cause de la pandémie, ils ont été repoussés d’un an et ça m’aide à rester motivé, à garder espoir. Si je dois arrêter ma carrière à cause de problèmes physiques ou de santé, je ne veux pas que ce soit de cette manière. Je crois que je m’offrirais une belle récompense si je pouvais participer, représenter l’Argentine une fois de plus. Et c’est pour ça que je continue à me battre.”

L’Argentin a accordé cet entretien à l’occasion du quatrième anniversaire de la victoire de l’Argentine en Coupe Davis. Il avait alors remonter un handicap de deux sets, avec un petit doigt fracturé face au Croate Marin Cilic, pour inverser la tendance. Diego Maradona, disparu mercredi, était à Zagreb pour le soutenir. Un souvenir cher à la mémoire de Del Potro. “C’était un moment rare. En tennis, habituellement, plus vous restez calme, mieux vous jouez. Et avec Diego, c’était difficile. Il transmettait une force et une énergie incomparables“, s’est-il enfin remémoré, visiblement ému. Ces émotions, c’est pour les revivre qu’il croit à une énième résurrection. Le tennis mondial n’en serait assurément que meilleur.

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